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Se documenter pour écrire un roman historique

Les romans historiques sont les livres qui se vendent le mieux parmi les 5 romans que j’ai publié jusqu’à présent. La réflexion qui revient souvent lorsqu’on me parle des romans historiques, c’est : « Mais tu as dû passer des heures à te documenter ! ». Oui et en tant qu’historienne de formation, cette phase de documentation n’est absolument pas une corvée.

L’importance de la documentation

Si spontanément on pense la documentation indispensable pour les romans historiques, elle est cependant recommandée pour écrire n’importe quel type de roman : policier, contemporain, fantasy, etc.

Pourquoi se documenter pour un roman ?

Tout d’abord, la recherche documentaire va permettre à l’auteur d’être crédible et de donner des informations réelles sur un territoire, une époque (même si c’est il y a cinq ans) ou un contexte. Rien de plus énervant quand vous lisez un livre de trouver des informations incohérentes ou des détails invraisemblables.

Un seul conseil : multiplier les sources et les croiser.

Cette crédibilité est l’élément incontournable pour faire adhérer le lecteur à votre histoire : il est embarqué avec les héros, il ne se pose pas de questions, il « marche ». Si un détail accroche son attention parce que ce n’est pas crédible, il va se focaliser là-dessus et perdre le fil du roman. Entendons-nous bien : on parle de crédibilité et pas de véracité : libre à vous de prendre des libertés avec la réalité, si tant est que ce soit assumé et expliqué. Si dans votre roman de fantasy, la norme veut que les chats soient tous bleus, votre chat peut être bleu tout en restant crédible.

La documentation : indispensable pour un roman historique

Les recherches documentaires sont évidemment indispensables pour écrire un roman historique. Les lecteurs cherchent à revivre une période par l’intermédiaire des héros du roman et ils sont avides de détails et de descriptions pour se plonger dans l’époque donnée.

Se documenter est important, toujours pour garantir cette crédibilité, et avant tout pour ne pas faire d’anachronisme. On pense souvent à la bête erreur d’un élément qui n’existait pas à l’époque donnée. Exemple caricatural : parler d’un rendez-vous sous la Tour Eiffel pour un roman se déroulant au 17ème siècle.

Mais il y a des anachronismes plus sournois : par exemple d’attribuer des réactions contemporaines à des héros vivant dans un autre siècle. Dans Le Vent des Lumières, par exemple, Éléonore est très en avance sur son temps lorsqu’elle se marie par amour, au risque de déchoir en épousant un noble moins titré qu’elle. J’ai pris cette liberté avec l’histoire parce que ce n’était pas rédhibitoire et que c’est peu connu. Un historien aurait pu m’opposer l’impossibilité d’un tel mariage.

Où se documenter pour écrire un roman historique ?

Lorsqu’on commence à réfléchir à un roman historique, on peut se retrouver démuni en se demandant où trouver des sources et des sources fiables. Le risque, c’est de se disperser, d’avoir de nombreuses sources et une masse importante de documents.

Pour une première approche ou des détails : Internet

Lorsque j’ai besoin d’avoir un premier aperçu d’une période ou d’un événement, je me tourne vers Internet. À l’époque où j’ai commencé l’écriture du Vent des Lumières, au début des années 1990, je n’avais pas d’autres ressources que les livres et la bibliothèque universitaire. ça m’a pris de longues heures et quelques kilos de papier ! Aujourd’hui, les sites encyclopédiques permettent de gagner du temps.

Mes notes documentaires pour Le Vent des Lumières (avant l’arrivée d’Internet !).

Je consulte évidemment Wikipedia, mais avec parcimonie, car je sais que cette encyclopédie participative peut être sujette à caution. En bonne historienne, doublée d’une journaliste, j’ai l’habitude de croiser mes sources : je consulte plusieurs sites afin d’avoir une vision panoramique des éléments recherchés.

Pour les lieux, je visite beaucoup les sites de monuments historiques (par exemple, le site du Centre des monuments nationaux qui a ses locaux dans l’hôtel de Béthune-Sully que j’ai utilisé pour décrire la maison d’Éléonore).

Internet est mon ami aussi pour vérifier un détail, en cours d’écriture. Par exemple, tel événement s’est passé un mardi ou un vendredi ? Je vais m’y reporter aussi si j’ai besoin de m’inspirer pour décrire un vêtement, une scène, une salle… Dans ce cas, je fais une recherche sur les images et je trouve des tableaux d’époque, des gravures, des plans…

S’inspirer d’une image ou d’un film pour décrire une scène.

Pour appréhender un personnage ou un événement

Les livres, toujours une référence

Lorsque j’ai besoin d’approfondir un sujet, rien ne vaut les livres. Pour mes romans historiques, j’ai toujours consulté quelques ouvrages de référence, notamment des biographies (Louis XVI de Jean-Christian Petitfils ou Robespierre d’Hervé Lewers), mais aussi des manuels universitaires (Révolution, Consulat, Empire, 1789-1815 ou encore L’histoire de la marine française de Jean Meyer et Martine Acerra). Dans les faits, je n’ai peut-être conservé que quelques lignes ou éléments de ces lectures, mais elles m’ont surtout permis de m’imprégner d’une époque, d’un personnage ou de mécanismes.

Des ouvrages de référence et des biographies.

Aller à la source : Gallica de la BnF

Mon site favori en écrivant Le Sang des Lumières était celui de la Bibliothèque nationale de France, Gallica. Sur ce site conçu comme un moteur de recherche, on trouve des millions d’archives numérisées. J’ai notamment consulté les procès-verbaux des premières séances de l’Assemblée nationale, en 1789 et en 1792, pour être au plus juste dans mon récit.

Lettre de Robespierre à la Section des Piques, le 9-thermidor

En consultant les sources directement, sans passer par l’interprétation d’un historien, on peut se faire sa propre opinion sans (trop) risquer l’anachronisme. On peut même y trouver d’anciens plans et cartes, comme celui de Paris en 1790, une mine pour éviter de faire déambuler ses personnages dans des rues qui n’existent pas encore !

Se documenter : ni trop, ni trop peu

Ne pas en faire trop

Le premier travers d’un romancier historique est de vouloir être trop exhaustif, trop complet, trop précis, au risque d’ennuyer le lecteur. On a appris plein de choses en se documentant et on a qu’une envie : les retransmettre au lecteur.

Or, le lecteur, lui, cherche une ambiance, une atmosphère, une époque historique, mais ce qui l’intéresse au premier chef, c’est l’histoire que vous allez lui raconter. J’ai eu ce défaut au début et je lutte toujours contre cette propension à vouloir en dire trop. N’oublions pas que le lecteur veut lire un roman, pas un manuel d’histoire !

Par contre, il ne faut pas hésiter à être prolixe sur tous les détails qui vont permettre de plonger le lecteur dans l’époque de votre roman : la manière dont les héros se déplacent, dont ils s’habillent, dont ils parlent. J’ai un peu négligé cet aspect jusqu’à présent et mon expérience avec Harlequin m’a montré l’importance de ce type de descriptions.

Ne pas prendre trop de libertés avec l’histoire

A contrario, il ne faut pas non plus prendre la documentation historique à la légère. On risque sinon de perdre toute crédibilité aux yeux du lecteur, surtout quand on évoque des personnages ayant réellement existé. Par exemple, si j’avais décris dans mon roman Louis XVI comme un roi puissant, ferme et autoritaire, le lecteur n’aurait pas souscrit, car il sait que ce n’est pas la vérité.

Encore une fois, tout est question de juste milieu en matière de documentation pour écrire un roman historique. Chaque période de l’Histoire a ses spécialistes, il faut trouver les ouvrages et les sites de référence. Surtout, il ne faut pas perdre son regard critique et sa capacité à prendre du recul. J’aime à dire que l’objectivité n’existe pas, on a tous une interprétation des faits. C’est aussi pour cela que chaque roman est unique.

Le marché éditorial de la romance

Pour changer de l’avalanche des offres au goût plus ou moins douteux à l’occasion de la Saint-Valentin, je vous propose un tour d’horizon du marché éditorial de la romance en 2020, côté livres évidemment.

Fait étrange, les infos sur la romance sont peu nombreuses et on les trouve plutôt sur les sites… étrangers ! Pas si étonnant quand on sait que la romance a mauvaise presse sur notre territoire. Souvent considérée comme un sous-genre de la littérature. Roman populaire, roman de gare, roman à l’eau de rose, les appellations ne manquent pas pour qualifier ce genre qui, pourtant, draine des millions de lecteurs.

Un peu d’histoire

Aux origines du genre

La romance est née au XIXe siècle, sous la plume de… Jane Austen, avec Orgueils et préjugés (loin d’être de la sous-littérature, vous en conviendrez !). Elle avait été précédée en 1740 par Samuel Richardson (Pamela ou la vertu récompensée qui était une romance épistolaire). Dans les années 1920, Georgette Heyer lance la première romance historique, The Black Moth.

Des romans de la collection « Les Historiques » chez Harlequin.

La naissance du roman sériel

Dans les années 1930, Mills & Boon, se met à vendre chaque semaine des romances à deux pences dans les librairies britanniques, puis chez les marchands de journaux. La romance sérielle était née. En 1957, la société canadienne Harlequin reprend la diffusion en Amérique des livres de Mills & Boon, qu’elle rachète en 1971. Harlequin décide alors de vendre ses romances dans les supermarchés, là où se trouve son lectorat principal : les femmes. Il lance aussi la vente par correspondance sur abonnement.

En 1972 paraît la première romance dite moderne, écrite par Kathleen Woodiwiss, Quand l’ouragan s’apaise. Cette romance historique, publiée directement en poche, connaît un succès phénoménal (2,35 millions d’exemplaires). La romance moderne connait son âge d’or et de nombreuses collections et maisons d’édition voient le jour (Harlequin, Dell, Silhouette…). Mais au milieu des années 1980, le marché est saturé et le genre peine à se renouveler.

Le renouveau grâce à la romance érotique

À partir de 1985, les éditeurs essaient alors de repousser les limites : en modernisant les relations amoureuses, les lieux, en sortant (un peu) des stéréotypes de la femme douce et soumise et du héros dominateur et viril. Les éditeurs s’adaptent de plus en plus aux évolutions des mœurs et de la société. Dans les années 2000, avec le succès des romances érotiques (Fifty shades of Grey), le genre connait un nouvel essor.

C’est quoi une romance ?

Sans grande surprise, la romance raconte l’histoire d’amour entre deux personnes, souvent la naissance de cet amour et son évolution. La fin est toujours heureuse. Même s’il y a des intrigues secondaires, le thème central est la relation entre les deux héros.

Une femme, un homme… chabada… 🙂 (photo pixel2013 sur Pixabay).

On distingue deux grandes catégories :

  • Les romans sériels (catégory romance) : assez courts (200 à 300 pages), ils sont publiés dans des collections bien identifiées, par série (d’où leur nom) à la durée de vie très courte (un mois). C’est là qu’on retrouve les collections Harlequin et J’ai Lu, les ténors du genre.
  • Les romans de littérature générale (single-title romance) sont plus longs (350 à 400 pages) et n’appartiennent pas à une collection particulière. Ils peuvent comprendre plusieurs tomes et former une saga, avec des personnages récurrents. On retrouve dans cette catégorie des éditeurs plus récents comme Hugo & Cie, Charleston…

Un secteur florissant…

En 2016, l’institut GfK estimait le marché de la romance à 58,2 millions d’euros. Le leader Harlequin détient 80% des parts de marché et publie 700 titres par an. En 2017, le blog lesromantiques.com révèle que près de 300 romans sentimentaux ou érotiques étaient sortis entre octobre et juin, pour 581 romans au total, soit presque la moitié. Le secteur est donc très dynamique, surtout depuis l’essor de la romance érotique et de ses dérivés (new romance, new adult). Ces collections décomplexées donnent une nouvelle jeunesse au genre.

Contrairement à ce qu’on pense, la lectrice de la romance aujourd’hui a entre 18 et 35 ans. Souvent, cette lectrice lit de tout et pas seulement de la romance. Fait nouveau, rapporte Babelio dans son enquête en 2016, la lectrice du 21e siècle assume pleinement le fait de lire de la romance.

… mais encore méprisé

Pourtant porteur, le genre continue d’être méprisé par les professionnels du livre, les médias et toute une partie du lectorat (dont la plupart n’ont jamais lu une seule romance de leur vie !).

On reproche aux romances :

  • le manque de suspense (puisque le happy end est obligatoire) ;
  • le fait de colporter des clichés voire d’être sexistes (ce qui est de moins en moins vrai) ;
  • d’imposer une image faussée de la réalité (mais n’est-ce pas le propre de la plupart des romans ?).

Peu à peu, la romance gagne ses lettres de noblesse. Preuve en est, les universitaires commencent (enfin) à s’y intéresser, au même titre que d’autres cultures dites populaires.

Pour ma part, j’avoue avoir hésité un peu avant d’accepter d’écrire pour Harlequin. J’avais déjà lu quelques titres dans ma jeunesse et c’est vrai qu’aucun ne m’a laissé un souvenir impérissable. Je pensais que la rédaction serait aisée, mais j’ai été agréablement surprise par l’exigence de la collection.

On m’a demandé non seulement d’écrire dans un registre de vocabulaire soutenu, mais également de porter une grande attention à la cohérence historique (et ça, ça me va bien !). C’est une école intéressante et une expérience supplémentaire pour progresser encore dans mon écriture.

Et vous, vous lisez de la romance ? Qu’en pensez-vous ? Parlons-en en commentaire 🙂

Écrire sur commande : qu’est-ce que ça change ?

Le roman que je suis en train d’écrire (ou plutôt de corriger) en ce moment est un peu particulier. Il s’agit en effet d’une commande d’un éditeur. Qu’est-ce que ça veut dire réellement ? Est-ce que ça change quelque chose dans l’écriture ? Est-ce que l’auteur vend son âme au diable en écrivant sur commande ?

Dans le processus traditionnel de l’édition, l’auteur·trice écrit un manuscrit, le peaufine, le corrige et le soumet à un ou plusieurs éditeurs. Dans le meilleurs des cas, l’un d’entre eux dit « banco » et le manuscrit poursuit sa route entre les mains des équipes de l’éditeur : corrections éditoriales, corrections orthotypographiques, mise en page, etc.

Écrire sur commande, ça veut dire quoi ?

Parfois, il arrive qu’un éditeur soit séduit par la plume d’un auteur, mais que l’histoire ou le thème du manuscrit ne rentre pas dans la ligne éditoriale de sa maison. C’est ce qui s’est passé avec un éditeur qui avait aimé Les Ombres de Brocéliande, mais qui était gêné par le léger côté fantastique du roman. On m’a alors proposé de soumettre le synopsis d’un nouveau roman qui serait plus en phase avec la ligne de l’éditeur. Ce scénario n’a pas convaincu non plus (mais ce sera mon roman #7 en auto-édition !), mais j’ai proposé une nouvelle idée (ce sera peut-être roman #8) qui avait l’air plus porteuse. Rendez-vous est donc pris lorsque je commencerais à travailler sur cette nouvelle idée (sans doute pas avant 2021 !).

Quelquefois, ça ne marche pas, mais d’autres fois, ça fonctionne ! Dans le cas de ma collaboration avec Harlequin, c’est mon agent littéraire qui m’a mise en contact avec une des éditrices de la maison. Elle avait lu Le Sang des Lumières et ma plume lui plaisait, mais le roman ne correspondait pas à la ligne éditoriale. Elle m’a donc proposé d’écrire un roman complètement nouveau destiné à intégrer une toute nouvelle collection de romance historique. Je me suis dit « pourquoi pas ? ».

Quelles sont les étapes de l’écriture sur commande ?

D’abord, j’ai pris connaissance de la ligne éditoriale de la maison d’édition dans sa globalité, puis de la nouvelle collection en question. Puis j’ai lu le guide d’écriture qui pose les attentes des éditeurs en fonction du lectorat ciblé et détaille les codes de la collection (par exemple, la présence d’un happy end obligatoire). J’ai eu aussi un manuscrit à lire, pour voir concrètement ce qui était attendu en termes d’histoire, de vocabulaire, de scénario, de personnages…

Ensuite, j’ai proposé un synopsis à l’éditrice : c’est-à-dire un résumé complet de mon histoire, les grands rebondissements, les évolutions des personnages, etc. Ce n’était pas évident pour une archinière comme moi qui fait des plans assez vagues et qui se laisse porter par l’histoire et les personnages (d’ailleurs, certains aspects de mon synopsis ont changé en cours de route !). Mais cette étape permet à l’éditeur d’être sûr que l’histoire qui va être écrite correspond à ses attentes.

Une fois que l’éditrice a validé le synopsis, c’est parti : on signe le contrat et je me suis mise à écrire, en respectant les codes et les attentes de la collection. C’est là que les choses sont le plus différentes avec l’écriture classique d’un manuscrit.

Est-ce que ça change quelque chose ?

Oui et non. Ce qui change beaucoup, c’est qu’on doit toujours avoir à l’esprit qu’on écrit pour un lectorat bien particulier. En l’occurrence, les lecteurs de la collection Historique d’Harlequin sont des lectrices qui attendent non seulement une histoire d’amour, mais surtout une certaine crédibilité historique (eh oui ! j’en ai été la première surprise). J’ai donc dû beaucoup me documenter, notamment sur les us et les coutumes de l’époque, afin de rendre une atmosphère crédible. Comme dit mon éditrice, il faut « donner à voir » afin de favoriser l’immersion des lectrices dans l’histoire.

Ce qui ne change pas, c’est que je reste l’autrice de mon roman. J’ai élaboré mon scénario, de telle manière qu’il réponde à la demande certes, mais c’est mon scénario. Ce sont mes personnages, ma façon de raconter, etc. L’éditrice apporte ses suggestions, fait des remarques et me dit là où ça ne convient pas à l’esprit de la collection, mais c’est à moi qu’il revient de rectifier le tir. En ce sens, on reste relativement libre, loin du cliché du romancier qui écrit sous la dictée de l’éditeur.

Écrire un roman sur commande n’est donc pas une hérésie. Non, on ne vend pas son âme au diable ! C’est une expérience formatrice aussi, car elle apprend à écrire avec des contraintes, qu’il faut prendre comme un cadre et non comme un carcan. Avez-vous déjà écrit un texte sur commande ? Comment l’avez-vous vécu ? Dites-moi tout en commentaires !

L’intérêt des corrections éditoriales pour un auteur

La semaine prochaine, je devrais recevoir de la part d’Harlequin les corrections éditoriales du manuscrit de ma romance médiévale. J’avoue que je suis un peu anxieuse, comme quand vous attendez un résultat d’examen… Mais je sais aussi que ces corrections sont très importantes dans la vie de mon roman. Je vous explique pourquoi.

J’avais envie de faire ce billet pour vous parler de l’intérêt des corrections éditoriales, à la suite d’une discussion sur le groupe Facebook des Auteurs Librinova au sujet du programme d’agent littéraire. En effet, certains nouveaux auteurs s’interrogeaient (s’inquiétaient ?) de la teneur de l’intervention de l’éditeur sur leur texte une fois le contrat signé. Souvent, le premier réflexe est de se dire : « L’éditeur a aimé et retenu mon manuscrit, pourquoi voudrait-il y changer quelque chose ? ». Parce que la perfection n’existe pas en ce monde, tout simplement. Même Balzac, Zola et Flaubert ont fait des boulettes !

Manuscrit autographe et épreuves corrigées de La Femme supérieure d’Honoré de Balzac (mai-juin 1837). Source : BNF, Manuscrits, N. A. fr. 6899, f. 31

L’autre inquiétude touche un peu plus à l’ego de l’écrivain : « C’est mon texte, j’en ai pensé la moindre virgule, le plus petit mot, la structure, etc. Hors de question qu’un éditeur me fasse changer quoi que ce soit ». Or, il faut savoir mettre sa fierté de côté pour écouter et entendre ce que l’éditeur nous dit (explicitement ou implicitement). S’il le dit, c’est qu’il y a une raison. Bis repetita : la perfection n’existe pas.

Les corrections éditoriales, à quoi ça sert ?

En fait, les corrections éditoriales ne sont pas là pour dénaturer votre texte, mais au contraire pour l’améliorer. C’est ma première attente envers l’édition traditionnelle, ce qui fait que ça vaut le coup d’y entrer. L’éditeur est pour moi un peu ce super bêta-lecteur qui va m’aider à polir et à peaufiner mon roman.

C’est d’ailleurs ce qui m’a beaucoup déçu dans ma collaboration avec City Éditions pour Le Vent des Lumières : il n’y a eu aucune correction éditoriale (hormis orthographique évidemment). Mais sur le fond, la forme, rien. Le principe du directeur, que je respecte, est de considérer justement que si un manuscrit lui plait, il lui plait comme il est et donc il n’y touche pas. Sauf que moi, j’attendais justement un œil neuf sur mon texte.

Les corrections éditoriales de mon éditrice de chez Harlequin sur les premiers chapitres, en septembre, m’ont rassurée sur ce point : là, il y a de quoi travailler. J’appréhende autant que j’ai hâte de recevoir celles du roman entier, car je sais que, dans tous les cas, je vais beaucoup apprendre.

Faire taire son ego d’écrivain

Même s’il ne s’agissait pas d’un éditeur, j’ai eu une première expérience de corrections éditoriales de la part d’une des bêta-lectrices pour Le Sang des Lumières. Leslie, elle aussi autrice, mais surtout correctrice professionnelle m’a rendu un travail phénoménal de relecture et de correction. En ouvrant le fichier de mon manuscrit, j’ai eu un vrai choc : même à l’école, je n’avais jamais eu un devoir aussi bariolé de rouge, de vert, d’orange ! Ma première pensée a été de me dire « ouah, la vache, tout est à reprendre » et de laisser tomber.

Le manuscrit du Sang des Lumières corrigé
Le manuscrit du Sang des Lumières relu et corrigé par Leslie.

Et puis j’ai commencé à lire les remarques. Quand même. Histoire de voir jusqu’à quel point j’étais nulle (#syndromedelimposteur). Il y avait peu de fautes d’orthographe et de grammaire, un peu plus de conjugaison (mon point faible), des répétitions, des lourdeurs de phrases, des paragraphes trop longs, d’autres trop alambiqués. Mais, surtout, Leslie avait souligné les incohérences du scénario, les choses qui lui paraissaient incongrues, celles qu’elle avait aimé, des personnages trop fades, voire inutiles, des réactions de l’héroïne incompréhensibles eu égard à son histoire passée, etc. (« et trois pages d’etc. » comme dirait Beaumarchais dans Le Mariage de Figaro).

Des suggestions, rien que des suggestions

Tout ça, et c’est le point le plus important, sans dire « tu dois faire comme ceci ou comme cela ». Car le bêta-lecteur, mais c’est aussi vrai pour l’éditeur, n’est là que pour suggérer des améliorations, pour souligner ce qui ne va pas. On reste l’auteur du texte et on a le dernier mot.

Dans les premières corrections éditoriales pour Harlequin, Emma, mon éditrice, a par exemple indiqué dans un commentaire : « Verbe trop familier, je suggère tel autre ». Elle suggère. Si j’ai envie d’en mettre encore un autre, je peux, du moment qu’il ne soit pas familier. L’éditeur, s’il est bon et qu’il reste dans son rôle, ne va pas vous imposer des choses.

Encore faut-il savoir entendre les suggestions et être ouvert. Si l’éditeur me dit que tel personnage est plat ou bien qu’il serait judicieux de rajouter tel autre, l’erreur serait de me dire que l’éditeur n’a rien compris à mon texte. Il faut se poser les bonnes questions. Pourquoi mon personnage est-il plat ? Si je dois en ajouter un nouveau, quel est-il, quel rôle va-t-il jouer, que doit-il apporter à mon histoire ? Tout ça, c’est à moi de le décider.

La peur de l’écrivain débutant est de se faire « confisquer » son texte par l’éditeur. Or, celui qui tient le crayon (ou le clavier), c’est toujours moi, au final. Le roman reste mon roman, avec mes personnages, mes mots, ma façon d’écrire.

Apprendre et progresser

Le fait est que j’ai beaucoup appris en recevant les corrections d’Élodie sur Le Sang des Lumières et la version finale lui doit beaucoup. Cela m’a permis d’améliorer mon écriture pour la rédaction des romans suivants (car je sais où son mes points faibles) et aussi d’appréhender plus sereinement le retour d’Harlequin sur mon prochain manuscrit.

Je dis ça toute guillerette, mais je sais que le premier regard va être un uppercut. Peut-être qu’il y aura beaucoup, beaucoup de choses à retravailler et à revoir, peut-être beaucoup plus que ce à quoi je m’attends. Mais je sais aussi que le jeu en vaut la chandelle et que ce travail va me faire progresser dans mon écriture. Rendez-vous dans quelques semaines pour savoir si j’ai vu juste !

Pour aller plus loin, je vous propose cet article sur le travail éditorial par Jordane Cassidy et cet autre de Roxane Dambre sur Espaces comprises.

Et vous, quelle est votre attitude par rapport aux retours d’éditeurs ? En avez-vous déjà eu ? Dites-moi tout en commentaires !

Objectif 2020 : se poser

Cette fois l’année est bien commencée, c’est l’heure des objectifs ! Formaliser ces derniers est une bonne manière de prendre des engagements envers les autres, mais surtout envers soi. ça permet aussi, en fin d’année, de faire un bilan plus facilement. Très souvent, je fais aussi un point d’étape à la rentrée de septembre pour voir où j’en suis. On y va ?

En 2019, j’ai tout changé dans ma vie, sauf l’essentiel : ma famille, mes amis et moi :p ! Pour 2020, j’espère que ce sera plus calme et apaisé, mais ça ne sera pas sans émotions, je pense, vu ce qui m’attend. À l’instar de certains blogueurs, j’ai essayé de trouver un mot qui pourrait qualifier cette année à venir. Ce mot, c’est SE POSER.

se poser

Se poser est un verbe aux multiples facettes (c’est pour ça que je l’ai choisi !). Je me suis amusée à décliner ses définitions avec mes objectifs 2020.

Côté écriture : se mettre, se placer

Je pourrais même écrire « s’y remettre » :D. L’année dernière a été clairement en stand-by côté écriture, il est donc temps de reprendre mes crayons et mon ordinateur afin de publier (et accessoirement faire remonter mes ventes 😀 ).

Publier ma romance avec Harlequin

Le manuscrit achevé (laborieusement en plein déménagement) est chez mon éditrice depuis début décembre. Je devrais le récupérer prochainement pour y apporter les corrections et améliorations suggérées par cette dernière (sauf si l’ensemble est trop nul pour mériter d’être corrigé #taistoisyndromedelimposteur).

Ok, le paysage n’est pas très breton, mais l’ambiance de cette image me fait penser à ma romance médiévale.

Ensuite, il y aura une phase de corrections éditoriales, puis le maquettage, puis l’impression… Je vous tiendrais au courant de l’évolution de ce projet au fur et à mesure de son avancée, bien évidemment.

=> Le roman devrait voir le jour courant du premier semestre.

Publier roman n°7

J’ai mis en off mon roman 7 l’année dernière pour me consacrer entièrement au projet Harlequin, car il était impossible de tout mener de front. Ce roman, contemporain cette fois, se passe dans ma nouvelle région, entre Saint-Nazaire et Pornic, en Loire-Atlantique.

Un serpent d’océan avale le pont de Saint-Nazaire… rien à voir avec le sujet du roman, cependant (quoique !).

Au départ, ça m’ennuyait de l’avoir mis de côté, mais je me félicite d’avoir attendu, finalement. En effet, vivre et travailler là me permet d’avoir de nouvelles idées et d’affiner des choses au niveau des lieux. Le premier jet du roman a été écrit lors du Nanowrimo 2018 (plus d’un an donc), mais il y a pas mal de scènes à revoir et à réécrire. Un chantier en perspective !

=> Je vise néanmoins une publication en septembre 2019, sûrement en auto-édition.

Participer au Nanowrimo

Je n’ai pas pu faire le Nano en 2019 comme je l’aurais souhaité et je n’ai pu faire « que » 30k mots… J’espère pouvoir m’y coller en 2020 avec un nouveau premier jet à écrire.

Choisir un nouveau projet à écrire…

Ce sera sans doute un nouveau roman contemporain, car j’ai un projet sur le feu à présenter à un éditeur 🙂 soit une nouvelle. À moins que je ne reparte sur une romance historique. Ou alors sur le tome 3 d’Éléonore (mais c’est beaucoup moins sûr pour ce dernier, je n’ai encore rien travaillé !).

=> Rendez-vous en novembre 2020 pour savoir ce sur quoi j’ai choisi de travailler ! #teaser

S’affirmer comme, se présenter : une nouvelle activité pro

C’était déjà un projet pour octobre dernier, mais les événements ont fait que j’ai repris quelques mois de salariat en ce début d’année. Mon contrat se terminant début avril, cette fois ça sera la bonne !

Finir ma formation en rédaction web et avoir mon attestation

Je me suis inscrite en janvier 2019 à la formation en rédaction web de Lucie Rondelet qui a démarré en mars. Si j’ai mené la partie théorique à terme, j’ai néanmoins laissé de côté les exercices à partir de l’été. J’ai donc prévu en ce début d’année de « faire mes devoirs » afin de terminer la partie pratique.

Je vais devoir notamment sérieusement me pencher sur la partie démarchage de clients (puisque c’est le nerf de la guerre !). Dans les faits, j’ai déjà commencé à me faire un portfolio avec quelques articles et collaborations occasionnelles, mais il faut étoffer ce portefeuille.

=> L’objectif est d’obtenir l’attestation de fin de formation avec une appréciation de Lucie, la formatrice (pour ma gloire personnelle :p ).

Commencer mon activité de rédactrice web freelance

En avril, je me consacrerai donc à temps plein à l’écriture. Au départ, ce sera sans doute plus à la rédaction web qu’à mes romans, mais l’idée est d’arriver au final à un certain équilibre. Mes romans me demandent beaucoup de travail, mais ils génèrent ensuite une sorte de revenu passif (ils continuent de me rapporter plusieurs années de suite). La rédaction web, elle, paye rapidement, mais une seule fois !

écriture ordinateur écrivain roman syndrome de l'imposteur
bzak / Pixabay

Pour ce qui est de la rédaction web, comme on ne se refait pas, je vais intégrer une coopérative d’entrepreneurs basée à Saint-Nazaire, qui va m’accompagner dans le lancement de mon activité. L’un des avantages de cette solution, c’est de bénéficier d’un statut d’entrepreneur-salarié. L’autre avantage : pouvoir déléguer toute la partie administrative, comptabilité, facturation, etc. (je saurais sûrement faire, mais je n’ai pas envie d’y passer du temps).

=> L’objectif est d’arriver à générer au moins 2000 € de chiffre d’affaires mensuel d’ici la fin de l’année (pas de quoi sauter au plafond non plus, ça fait un salaire d’un peu plus du Smic).

S’arrêter, atterrir, se percher : vie perso, se pauser 😉

Comme d’habitude, je ne vais pas m’étendre autant sur ce paragraphe, car j’ai toujours été discrète sur ma vie personnelle. Mais après tous les chamboulements de 2019, j’ai prévu en 2020 :

  • de partir un week-end en amoureux pour se ressourcer (surtout mon chéri qui en a bien besoin) ;
  • d’organiser les vacances estivales en famille (normalement, on devrait aller du côté de Toulouse !) ;
  • de finir les travaux de la maison pour s’attaquer à la décoration ;
  • de programmer un 2ème séjour au ski (sans doute l’année prochaine).

Et bien sûr, mais ça n’a rien d’un objectif : profiter à fond de cette nouvelle vie tant rêvée. Marcher cinq minutes au bord de la mer en rentrant du bureau, aller chercher ses huîtres le dimanche matin à pieds directement chez le producteur, se balader sur les plages à la recherche de coquillages, aller voir les vagues chahuter la digue de la Pointe Saint-Gildas… Je vous souhaite de passer vous aussi une belle année 2020.

Mon chez moi de carte postale…❤😍

Mes ventes de livres en 2019

Avant d’attaquer les objectifs pour 2020, on continue le bref retour en arrière sur 2019. La semaine dernière, on était plutôt sur un bilan qualitatif, cette semaine, quelques chiffres concernant mon activité de romancière et donc, les ventes de livres.

Ce billet est une manière aussi de relativiser celui que j’avais écrit en 2018, avec des chiffres de ventes pour mes premiers romans très encourageants. Je n’en revenais pas moi-même, même si, ramenés à un salaire mensuel, j’étais loin de générer un revenu mensuel me permettant d’en vivre ! Alors, qu’est-ce qu’a donné 2019 ?

851 livres vendus en 2019

Après une année 2018 très morose en termes de ventes (j’ai à peine dépassé les 500 livres vendus !), 2019 amorce un léger mieux. J’ai vendu 851 livres, dont 584 en numérique, pour un bénéfice total de 1 812,28 €. Voilà la répartition par titres, tous formats confondus :

Mes ventes de romans en 2019 : 851 exemplaires.

Sans surprise, Le Sang des Lumières est ma meilleure vente (390 exemplaires vendus en 2019). Ce qui est plus surprenant, ce sont les ventes du Vent des Lumières, de retour en auto-édition après un tour en édition traditionnelle en 2018. Je suppose que des gens qui ont découvert Éléonore à travers le Sang ont eu envie de lire ses aventures précédentes. En tout cas, je ne m’attendais pas à ce que le Vent soit ma 2ème meilleure vente de l’année. Les Ombres de Brocéliande talonnent de près en 3ème position, suivies par Petite Mouette et Oraison pour une île qui peinent à décoller, mais trouvent toujours des lecteurs.

Ce graphique me montre aussi l’appétence de mon lectorat pour les romans historiques. Je réalise plus de 80% de mes ventes cette année avec Le Sang des Lumières et Le Vent des Lumières, mes deux romans historiques. Je ne sais pas si c’est parce que ce sont mes meilleurs livres ou bien parce qu’il y a une demande plus importante sur ce type de romans. Dois-je en conclure que je dois me spécialiser dans le roman historique ? Pour l’instant, j’ai encore envie d’écrire des romans plus contemporains, mais je continuerai à écrire des historiques avec plaisir ! Mon prochain livre sera d’ailleurs une romance historique publiée dans une nouvelle collection Harlequin.

Une évolution en dents de scie

Du côté de l’évolution des ventes, force est de constater que le rythme s’est très ralenti. 2019 aura été meilleure en termes de ventes que 2018, mais on est encore loin des chiffres de 2016 et 2017 ! La preuve en images :

L’évolution des ventes et des bénéfices entre 2015 et 2019.

En 2015, je me lançais dans l’auto-édition, avec Le Vent des Lumières, en août, suivi par Oraison pour une île en novembre. Puis, en 2016, j’ai publié 2 romans (Petite Mouette en juin et Les Ombres de Brocéliande en novembre). En 2017, je n’ai rien publié, hormis la réédition du Vent des Lumières en librairie avec City Editions (en juillet). J’ai donc vécu en 2017 sur les acquis de mes 4 premiers romans. Les chiffres sont aussi un peu différents de ceux du bilan publié fin 2017 car j’ai intégré, depuis, les ventes de City Editions (1100 exemplaires papier) et l’à-valoir de mon contrat. Cela n’a pas suffi pour maintenir les ventes jusqu’à la nouvelle parution, en octobre 2018, du Sang des Lumières. Cette publication a relancé un peu la machine en 2019.

Cela montre l’importance du rythme de publication. Une année sans nouveauté est clairement néfaste en termes de ventes. Une nouveauté donne de la visibilité non seulement au nouveau titre, mais aussi aux anciens (la parution du Sang des Lumières a relancé les ventes du Vent). Il faudrait donc que je puisse publier au moins une nouveauté par an.

Je vais sûrement tenir compte de ces chiffres pour fixer mes objectifs 2020, mais ça, je vous en parlerai la semaine prochaine dans mon billet ! Si vous écrivez, avez-vous remarqué aussi ces évolutions en fonction du rythme des publications ? Parlons-en en commentaires.

2019 : bilan d’une année chamboulée

Lorsque j’écrivais mon premier billet de l’année 2019, je savais que les mois à venir seraient fertiles en changements et en nouveautés, mais j’ai quand même réussi à avoir des imprévus en cours de route. Retour sur une année sous le signe du neuf, avant de se fixer les objectifs pour 2020 la semaine prochaine.

En 2019, j’ai vécu à cent à l’heure et mené beaucoup (trop ?) de choses à la fois. Vu de l’extérieur, j’ai donné l’impression de réussir à tout gérer de front, mais dans mon cerveau, c’était le gros bordel. Sans mon syndrome de l’organisationnite aiguë, j’aurais frôlé l’asphyxie en novembre, quand tout s’est accumulé : écriture, nouveau job, nouvelle maison… Mais je me suis aussi rendu compte que j’avais sur-estimé mes capacités : il a fallu faire des choix.

L’écriture : en stand-by, même si…

S’il y a une partie de mon activité qui a clairement pâti des bouleversements de cette année, c’est l’écriture. Je n’ai réalisé aucun des projets prévus, mais en revanche j’ai accompli des choses qui n’étaient pas au programme !

Écriture #1 – Publier Roman #6 : reporté

Le Roman #6 en est toujours au même point et il est même devenu Roman #7. Tout simplement parce que j’ai mis un autre projet en route entre temps. Début 2019, j’ai soumis mon synopsis de travail à un éditeur, grâce à l’action de mon agent littéraire Andrea de chez Librinova. Malheureusement, l’éditrice n’a pas accroché à mon histoire qui ne correspondait finalement pas à ce qu’elle recherchait. Mais en revanche on a pris une option sur une nouvelle idée plus en phase avec sa ligne.

Il m’a fallu un petit temps pour digérer ce « refus », mais ça a été facilité par l’irruption d’un autre projet de roman qui, lui, n’était pas prévu au programme. Andrea m’a mise en contact avec une autre éditrice qui cherchait des auteurs francophones pour lancer une nouvelle collection Harlequin de romances historiques ancrées en France. Je lui ai là aussi soumis une idée puis un synopsis qui ont été validés, puis le contrat a été signé en avril pour une livraison du manuscrit en septembre. C’est là que la réalité m’a rattrapée et je n’ai pu finalement rendre mon manuscrit que début décembre (je ferai sûrement un billet plus complet à ce sujet dans les semaines à venir).

Signature du contrat avec HarperCollins pour une romance historique.

Écriture #2 – Participer à 5 salons du livre : non réalisé

Hormis celui de Goven le 30 novembre avec les Auteurs indépendants du Grand Ouest, je n’ai fait aucun autre salon du livre. Le temps et surtout la disponibilité d’esprit m’ont manqué, mais ce n’était de toutes façons pas la priorité pour cette année.

Écriture #3 – Faire mon 5ème Nanowrimo : oui, mais en rebelle 😉

Début 2019, j’ignorais complètement que je me retrouverais avec un roman de 400 000 signes à écrire de A à Z entre mai et octobre (ce qui correspond à environ 75 000 mots, soit presque un Nano et demi). Lorsque le mois de novembre s’est profilé, je venais à peine de terminer le premier jet de ma romance historique pour Harlequin, je ne me voyais donc pas remettre le couvert, même pour une nouvelle.

De plus, je devais fignoler et étoffer mon manuscrit. J’ai donc consacré mon mois de novembre à la réécriture et aux corrections de ma romanche. Je n’ai pas bouclé les 50 000 mots, mais je ne m’en sors pas trop mal avec 30 000 mots écrits.

Côté pro : en cours

Pro #4 – Créer ma micro-entreprise : projet modifié

En début d’année, je prévoyais de créer une micro-entreprise à la fois pour mon activité d’auto-édition et pour une future activité en rédaction web. Finalement, après quelques mois de réflexion, je ne me voyais pas me lancer complètement seule (on ne se refait pas). J’ai donc décidé de passer par une coopérative d’entrepreneurs pour me lancer en rédaction web. L’avantage, pour moi : être accompagnée, surtout au début, et avoir un statut de salarié-entrepreneur.

écriture ordinateur écrivain roman syndrome de l'imposteur
bzak / Pixabay

J’ai pris contact avec une coopérative de Saint-Nazaire pour poser les premiers jalons. Cependant, mon intégration ne pourra se faire qu’en mars 2020, car je travaille encore à temps plein dans la fonction publique jusqu’au printemps (on ne se refait pas bis).

Pro #5 – Me former en rédaction web : pas terminé

En janvier 2019, je m’étais inscrite à l’excellente formation en rédaction web de Lucie Rondelet, une référence en la matière. J’ai suivi tous les modules et réalisé la première partie des exercices à peu près jusqu’à l’été. Ensuite, les choses se sont ralenties, pas par désintérêt, mais parce que les travaux de construction de la maison ont pris le pas.

J’ai donc terminé la partie théorique de la formation, mais en revanche j’ai choisi de laisser de côté les exercices des trois ou quatre derniers modules. Plutôt que de les bâcler pour avoir mon attestation, je préfère les reprendre en avril 2020. À cette date, j’aurais intégré la coopérative et que je pourrais me consacrer pleinement à la rédaction (et notamment au démarchage).

Pro #6 – Questionner ma carrière et changer d’emploi : oui, avec des surprises

Début 2019, je pensais seulement questionner ma carrière en faisant un pré-bilan de compétences. Je comptais changer de poste ou d’emploi, mais sans forcément envisager de me lancer en freelance tout de suite. Ou pas à temps complet. J’étais plutôt dans une optique de mutation professionnelle.

Sauf que le pré-bilan de compétences m’a montré que j’étais mûre dans ma tête pour le travail en indépendante et ma formatrice en rédaction web m’a complimentée pour mon excellent niveau. J’ai donc finalement décidé de sauter le pas et de demander ma disponibilité pour octobre 2019, ce qui coïncidait en plus avec notre déménagement.

Normalement, je devais commencer mon activité de rédactrice web. J’ai quitté mon poste fin septembre… pour replonger quinze jours plus tard dans la fonction publique comme chargée de communication ! Même s’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, ce revirement est surtout une solution d’attente et de sagesse en attendant notre installation définitive dans notre nouvelle maison (car en septembre, c’était tout juste habitable !).

Les projets perso à l’heure des choix

Perso #7 – Morgane à Toulouse : fait

Je devais l’accompagner à son stage de sélection de l’école de manga qu’elle convoitait, je l’ai même accompagnée ensuite pour trouver un appartement et la déménager, puisqu’elle a été reçue. Depuis septembre, elle s’éclate et je peux dire sans trop me tromper qu’elle a trouvé sa voie.

Perso #8 – Aller au Parc Astérix : euh… non.

Clairement, on n’a pas eu le temps. On n’a pas eu le temps de prendre le temps, avec les travaux de construction de la nouvelle maison, les préparatifs de déménagements, les déménagements… Et puis, je crois que là aussi, on n’avait pas la tête disponible pour ça. Ce sera pour plus tard, l’année prochaine ou la suivante. Mais ça ne nous a pas empêché de profiter de chouettes moments en famille dans notre nouveau chez nous !

Perso #9 – S’offrir un week-end « bulle » en amoureux : bah, non plus ! (quoique…)

Là aussi, les priorités ont fait que cette pause a été reportée, sûrement pour l’année prochaine (car on en aura besoin, surtout mon chéri qui est sur les travaux quasi non stop depuis six mois).

Pas eu le temps d’escapade, donc, mais on a quand même bénéficié de quelques week-end sans enfants (merci la cadette d’aller dormir chez ses amies pendant que l’aînée reste à Toulouse en période scolaire !).

Perso #10 – Et puis, tout changer ? Oui, on l’a fait !

Début 2019, je ne pouvais pas trop l’annoncer puisque rien n’était fait, mais on avait signé un compromis pour l’achat d’un terrain à la mer et déposé un permis de construire pour notre nouvelle maison. L’année 2019 a été marquée par la mise en place de cette nouvelle vie, rêvée, désirée, espérée.

Vue de l’extérieur.

Ce qui devait être un projet à long terme s’est finalement précipité pour devenir un objectif à court terme : permis validé en février, signature de l’acte de vente fin mars, premier coup de pioche début mai, montage de la maison mi-juillet, déménagement mi octobre… Tout a été très vite, ce qui explique que la moitié des choses prévues en 2019 n’ont pu être réalisées.

L’intérieur, début novembre (on vient de finir de mettre les meubles !)

Parfois, on nous dit qu’on a de la chance. C’est sans doute vrai, mais c’est aussi parce qu’on a su saisir les opportunités quand elles se sont présentées. En visitant le terrain, la première fois, je me suis dit qu’il fallait réfléchir, mais pas trop longtemps… Ensuite, il faut suivre, c’est vrai. Mais le jeu en valait la chandelle ! Je ne regrette pas du tout d’avoir ajourné d’autres projets et tant pis si on a pu me le reprocher.

Regarder vers l’avenir…

Je n’en reviens toujours pas, aujourd’hui, d’être là, de ce qu’on a fait et de ce qui nous attend encore. L’histoire ne fait que commencer et je suis ravie de pouvoir l’écrire en votre compagnie. En 2019, vous avez été près de 2500 à visiter mon blog : c’est un bon chiffre, compte tenu de la fréquence très aléatoire des billets à partir de l’été… J’espère qu’en 2020 je retrouverais un peu de régularité et que vous serez encore plus nombreux à me suivre.

Nouvelle vie en fin de téléchargement…

Mon dernier billet avait encore la chaleur des soleils d’été, nous voici au seuil de l’hiver… La dernière fois, je vous avais annoncé que la rentrée serait bien chargée. Elle l’a été encore au-delà de ce à quoi je m’attendais ! Billet en forme de retour sur ces trois mois complètement fous.

En septembre, j’ai tourné des pages

J’ai passé les week-ends sur la route, entre notre ancienne maison et la nouvelle. J’étais en effet restée toute seule en Ille-et-Vilaine, puisque je terminais mon travail seulement fin septembre. En revanche, mon mari et ma fille cadette sont partis dès début septembre au collège pour l’une et pour son nouveau job pour l’autre. J’ai donc vécu, pour la première fois de ma vie, en célibataire ! J’ai découvert que je n’aime pas me retrouver complètement toute seule. Pourtant je suis une solitaire…

J’ai avancé dans l’écriture de ma romance sur la Bretagne médiévale. Pas assez vite cependant pour être remise comme prévu mi-septembre. J’ai donc demandé un délai jusque fin octobre à mon éditrice qui a accepté. Je pensais profiter de mes soirées de célibataire pour écrire tranquillement. Je comptais boucler mon premier jet fin septembre et me consacrer en octobre à la réécriture/corrections…

Sauf que je n’avais pas pris en compte le poids de mes quinze derniers jours de travail. D’abord, mon remplaçant est arrivé mi-septembre et nous avons eu quinze jours de tuilage très intenses. J’étais littéralement épuisée le soir en rentrant, incapable d’écrire plus d’une heure. Je me suis même surprise à m’endormir sur mon ordinateur !). Et puis, émotionnellement parlant, quitter mon job et mes collègues après seize ans était aussi quelque chose de très intense !

bureau
Un dernier coup d’oeil avant de refermer définitivement la porte du bureau, après 16 ans…

Tout cela sans parler des « petites » tracasseries diverses et variées liées aux démarches pour la nouvelle maison, l’appartement de ma fille, la préparation des cartons pour déménager (toute seule puisque tout le monde était parti !), les discussions avec mon mari pour « valider » tel ou tel choix dans la construction, sans oublier les démarches pour vendre l’ancienne maison (même si ça a été relativement facile)…

En octobre, j’ai déménagé… et commencé un nouveau job

J’étais officiellement en disponibilité de la fonction publique territoriale le 1er octobre. Le même jour, je passais un entretien de recrutement pour un CDD en remplacement à la mairie/agglo de Saint-Nazaire… J’avais envoyé ma candidature sans trop y croire et par acquis de conscience. Dans ma tête, en octobre je me lançais en freelance dans la rédaction web. J’avais d’ailleurs rendez-vous le lendemain de mon entretien à la coopérative d’entrepreneurs que je compte intégrer.

Surprise ! Un nouveau job…

Et devinez qui a été retenue ? Bingo ! 🙂 Il m’a fallu quelques jours pour me faire à l’idée que j’allais finalement « rempiler » pour quelques mois de salariat. Pourquoi avoir postulé si je n’avais pas vraiment envie d’y aller, alors, me direz-vous ? J’avoue que j’ai écouté la voix de la sagesse qui me chuchotait trois avantages :

  1. D’abord, ça pouvait maintenir un deuxième salaire. En disponibilité, je me retrouvais sans rien du jour au lendemain. Quand on vient d’investir dans une maison, deux salaires valent mieux qu’un !
  2. Ensuite, je débarquais dans un secteur nouveau pour moi. Je connais la Loire-Atlantique en touriste, mais pas en habitante et encore moins comme entrepreneuse. Y travailler quelques mois serait bénéfique pour prendre la température, analyser le terrain, connaître les différents acteurs, etc.
  3. Enfin, il s’agissait d’un « vrai » poste de chargée de communication, dans une grande structure (ville+agglomération). Je n’ai jamais exercé ces missions à cette échelle ni à plein temps (j’ai toujours eu des postes « multi-casquettes »). L’expérience pouvait donc être intéressante professionnellement parlant.

Ce qui a surtout emporté la décision, c’était l’impossibilité de démarrer concrètement (et sereinement) une quelconque activité à la maison. En fait, la maison n’était même pas encore habitable ! Les peintures n’étaient pas faites, le carrelage à peine sec, les toilettes et la salle de bains pas encore raccordées… Même si on peut écrire n’importe où, ouvrir mon PC au milieu du chantier me tentait assez peu. Sans compter qu’on faisait tous les travaux intérieurs nous-mêmes !

Le séjour, le 2 octobre. Le carrelage est tout juste posé… et on déménage trois jours après !

On a déménagé officiellement nos meubles et nos cartons la première semaine d’octobre seulement (en deux week-end). Mais nous n’avons pu dormir dans la maison que début novembre. Heureusement, nous pouvions continuer à dormir chez mes parents qui vivent à une vingtaine de kilomètres de là. J’ai pris mon nouveau poste le 14 octobre (mon « chômage » a donc duré… quinze jours !).

Écrire au milieu du chantier… quand même 😀

En même temps, grâce à ma formatrice, j’ai été contactée par deux clients pour de la rédaction web. Difficile de leur dire « non, désolée, j’ai reporté le démarrage de mon activité de six mois ! ». J’ai donc aussi commencé à rédiger des articles en parallèle de mon nouveau job. #jesuisunpeufolle

Avec tout ça, ai-je réussi à terminer ma romance médiévale dans les temps ? Oui… et non. J’ai effectivement bouclé mon premier jet fin octobre (par je ne sais quel miracle, en fait). Mais je ne pouvais pas me permettre de remettre un manuscrit à peine relu et corrigé. J’avais donc encore du travail avant de le rendre.

Premier jet terminé (sur l’écran télé, au milieu du chantier, la classe 😀 ).

En novembre, enfin chez soi… pour faire le Nano à l’arrache

Nano… ou NanoRebelle ?

Après un nouvel échange avec mon éditrice, on a convenu d’une date butoir au 2 décembre. Je ne devais pas faire le Nanowrimo, ce challenge d’écriture qui consiste à écrire 50 000 mots en un mois. J’y participe depuis 2015 avec succès et j’aime beaucoup écrire dans cette ambiance particulière. Mais cette année, je n’avais pas de « nouveau » roman à écrire. Surtout, j’avais déjà bien du mal à boucler mon manuscrit en cours !

Mais pour me motiver, j’ai décidé de faire ma NanoRebelle. J’ai compté les mots ajoutés à mon manuscrit, mais aussi ceux des articles rédigés pour mes clients. Finalement, j’ai quasiment atteint les 30 000 mots (ce qui est très bien, de mon point de vue). Surtout, j’ai remis mon manuscrit à mon éditrice le 1er décembre. C’est-à-dire avec un jour d’avance – on trouve ses petites victoires où on peut ! 😉 ).

Mon Nano 2019 : presque 30 000 mots avec une belle régularité.

Dormir chez soi… (enfin !)

Début novembre, on a aussi officiellement emménagé dans notre nouvelle maison. Elle n’est toujours pas finie et on dort encore dans le canapé du salon. Notre ancienne maison a été vendue et de nombreux cartons sont empilés dans le garage. Mais on est chez nous…

Première balade dominicale « chez nous » en novembre.

Chacun prend ses marques dans son nouvel environnement, y compris les chats qui se sont fort bien habitués. On a réussi à faire notre première promenade à deux sur la plage que le troisième dimanche de novembre ! Et ma première vraie randonnée (9 km) date de samedi dernier.

Mais c’est un bonheur sans nom d’entendre le bruit des vagues à chaque fois que j’ouvre la porte d’entrée, de garer ma voiture à 100 m de la mer pour aller au travail et d’écouter les mouettes crier le matin lorsque j’arrive au bureau…

Si vous êtes parvenus au terme de ce billet-fleuve en mode #jeracontemavie, félicitations ! Cela ne m’arrive pas souvent sur ce blog, mais j’avais envie de vous partager ça, pour vous expliquer mon silence de ces derniers mois. Je reviens très vite pour de nouveaux billets sur l’écriture, sur mes romans et sur mon nouvel univers.

Bullet Journal : pourquoi regrouper pro et perso

Vous le savez si vous avez l’habitude de me suivre ici, je suis une adepte convertie du Bullet Journal (ou BuJo). C’est devenu mon outil d’organisation au quotidien depuis 4 ou 5 ans. À l’aube de ma nouvelle vie d’indépendante (dans 8 jours ! #stress), je m’oriente vers le regroupement dans le même carnet de mon bujo perso et du pro.

Un bujo perso pour se libérer le cerveau

Lorsque j’ai commencé à utiliser un bujo, c’était donc pour mon organisation personnelle : poser mes routines de ménage, suivre mes écritures, ne rien oublier… et surtout pouvoir libérer mon cerveau des dizaines de pensées encombrantes du style « appeler la société pour l’entretien de la pompe à chaleur ». 🙂

bujo perso
Une ancienne mise en page « monthly » (ou mensuelle) où je séparais déjà le perso et l’écriture.

J’ai mis quelques temps à trouver mon mode de fonctionnement et il évolue d’ailleurs toujours. Peu à peu, je me détache de l’enchaînement monthly (vue mensuelle) / weekly (vue hebdomadaire) pour migrer gentiment vers un enchaînement monthly / daily (vue quotidienne), plus proche du concept de base. Cela dit, mes Quotidiennes sont encore organisées par semaine, mais je ne les prépare pas d’avance.

Un Bujo pro pour être efficace

Comme ça marchait plutôt bien, je l’ai appliqué il y a 2-3 ans au bureau. J’avais un cahier pour prendre des notes en réunion ou en rendez-vous et un carnet pour noter mes listes de tâches, plus un agenda papier pour les rendez-vous. Au fur et à mesure, je me suis rendu compte que je devais souvent, au cours d’une réunion, noter des tâches à faire. Je me trimbalais donc tout le temps avec mon carnet de tâches + mon cahier de notes + mon agenda pour inscrire les rendez-vous. C’était non seulement fastidieux, mais en plus parfois inefficace et même risque d’erreur.

J’ai eu l’idée de regrouper mes tâches, mes notes de réunion et mon agenda dans le même cahier, sous forme de bujo. Ainsi, j’ai tout sous la main et en réunion, je peux automatiquement ajouter une tâche dans ma liste à faire de la semaine en cours (ou dans la liste mensuelle si c’est une tâche à plus long terme).

Mes dailies (quotidiennes) actuelles, encore organisées en semaines, mais chaque jour prend l’espace nécessaire.

Pour les rendez-vous, j’ai progressivement abandonné l’agenda papier au profit d’un agenda numérique sur Internet pour le côté pratique et synchronisation, mais je reporte quand même rendez-vous pro et réunions importantes sur mon bujo pro.

Pourquoi regrouper pro et perso dans son bujo ?

Jusqu’à présent, comme j’avais une activité professionnelle « au bureau » et une vie personnelle à part, j’aimais bien laisser mon boulot au bureau et ma vie perso à la maison. L’avantage : pouvoir déconnecter de part et d’autre (et ça m’allait très bien).

Mais petit à petit, les frontières se sont fait de plus en plus minces : je n’utilise pas mon bujo perso quand je suis au travail, mais il est quand même dans mon sac à main. Et il m’arrive de plus en plus souvent de noter le soir dans mon bujo perso des choses à faire le lendemain dans la journée ou en rentrant du travail. Or, comme je n’ouvre pas mon bujo perso au bureau, j’oublie souvent de faire les choses en question, car je ne m’en rends compte qu’une fois arrivée chez moi, en ouvrant mon bujo ! #cerclevicieux

Par ailleurs, comme je vais démarrer mon activité en freelance (en indépendante), je vais pouvoir travailler de chez moi (ou de n’importe où 😀 ). La frontière sera encore plus mince et il y aura sûrement des avantages à regrouper pro et perso, surtout que j’aimerais aussi y intégrer le suivi de mon travail de romancière, car je la considère comme une partie de mon activité professionnelle. Enfin, mon agenda numérique regroupe déjà pro et perso comme ça je ne me demande jamais si le rendez-vous médical tel soir ne tombe pas en même temps que la réunion pro.

Forte de ces constats, j’ai décidé de tester le regroupement du pro et du perso dans mon bujo dès le mois prochain, en octobre. Attention, regrouper pro et perso n’empêche pas de séparer les deux domaines physiquement dans mon carnet. Il y aura une case pro et une case perso, ne serait-ce que par souci d’efficacité. Mais aussi pour ne pas avoir un inventaire à la Prévert où les « faire devis client X » côtoieront les « acheter du vermifuge pour le chat », beaucoup moins glamour ! 🙂

Si vous aimez comme moi les bujo minimalistes, je vous conseille de suivre le compte Instagram de Claire sur MinimalPlan. Elle a lancé il y a peu une collection de carnets appelés ProJo dans lesquels elle a adapté le concept du bujo à la gestion de projet.

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[MIGRATION] • 🇺🇸 – I always tend to put to much on my plate and to be way too optimistic about what I can achieve in one day… And the length of my daily task list is a good proof of that 😅 • This means that I usually end up migrating a lot of items from one day to the next ➡️ But that's actually what I like about my daily logs: I use them as constantly open braindumps, logging tasks to take them out of my head, even though I know I probably don't be able to do them that day 🙂 • I still have a lot of progress to make about time management, to craft more realistic to do lists and make some time for my personal life 🙈 ***** 🇫🇷 – J'ai vraiment tendance à surcharger mes journées et à être un peu trop optimiste sur ce que je suis capable de réaliser en un jour… La longueur de mes listes de tâches est la pour en attester 😅 • Je migre donc beaucoup de tâches d'un jour à l'autre ➡️ En fait, j'utilise un peu mes daily logs comme des vide cerveau. A chaque fois qu'une tâche me vient en tête je l'écris là, même si je sais qu'elle ne sera sans doute pas gérée dans la journée 🙂 • Bon il va falloir quand même que je fasse des progrès sur ma gestion du temps, histoire d'être un peu plus réaliste dans mes objectifs et de trouver aussi un peu de temps pour ma vie personnelle 🙈 • #bulletjournal #bulletjournals #bullestjournalist #bulletjournalfr #bulletjournalmethod #minimalbulletjournal #minimalistbujo #minimalplanner #minimalbujo #bujo #bujolove #bujocommunity #bulletjournalcommunity #journaling #minimaljournal

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Voilà mes petites réflexions pour ma future organisation, je vous ferais sans doute un bilan dans quelques mois pour vous dire si cela a fonctionné ou non. En attendant, je suis à l’écoute de vos avis, conseils et suggestions : dans votre bujo, pro et perso sont regroupés ou séparés ?

Commencer à écrire un roman : 2 techniques

Vous essayez d’écrire un roman et vous avez du mal à démarrer ? Vous avez des idées, des personnages, un thème, mais vous n’arrivez pas à relier tout ça pour en faire un roman ? Je vous révèle aujourd’hui deux astuces pour commencer à écrire un roman à partir de là.

Cette idée d’article m’a été donnée par un visiteur de ma page Facebook (merci à lui !). Correspondant local de presse, il avait envie d’écrire un roman, avait les personnages, les idées, mais il n’arrivait pas à commencer à écrire. Alors que mes copains de l’association des Auteurs indépendants du Grand Ouest sont en week-end d’écriture (auquel je n’ai pu participer pour cause de cartons à faire !), je saute sur l’occasion pour vous livrer ces astuces que j’utilise régulièrement.

Technique n°1 : faites parler vos personnages !

La première technique consiste à partir des personnages. Si vous les avez déjà identifié, qu’il s’agisse de vos personnages principaux ou non, ils ont sûrement des choses à vous dire. Choisissez celui qui vous inspire le plus, ouvrez un nouveau document dans votre logiciel préféré ou prenez une feuille vierge, et racontez sa vie. Écrivez sa biographie, son âge, ses origines, ses caractéristiques physiques, ses doutes, ses envies… Tirez-leur les vers du nez, vous devez tout savoir sur eux. Vous pouvez partir de leurs caractéristiques physiques : par exemple, votre personnage a une cicatrice, d’où vient-elle ? Est-ce qu’elle lui rappelle un mauvais souvenir, un événement tragique, si oui lequel ?

chevalier à terre personnage roman technique écriture
Cette image m’a beaucoup inspirée pour décrire le personnage d’Armel dans ma romance en cours d’écriture.

Si vous séchez, utilisez la technique du « pourquoi » (très prisée en entreprise). Mettons par exemple que vous ayez décidé que votre personnage était timide et réservé, pourquoi ? Parce qu’il se sent inférieur aux autres. Pourquoi ? Parce qu’il a été constamment rabaissé par son père quand il était petit. Pourquoi ? Parce que son père voulait qu’il lui ressemble. Pourquoi ? Et ainsi de suite jusqu’à ce que vous ayez épuisé toutes les réponses.

Abordez aussi les relations entre les différents personnages : quels sont leurs liens, s’aiment-ils ou se détestent-ils (et pourquoi ? 🙂 ) ? Normalement, au fil de vos biographies, une trame devrait se dégager au fur et à mesure. Elle comportera sûrement des zones d’ombre, des manques, et là ce sera à vous de les combler au moment de rédiger ou de faire votre plan.

Technique n°2 : creusez votre concept

Si vous n’avez pas de personnages, mais seulement une idée de thème ou de concept, travaillez dessus. Là encore, la série de « pourquoi » va vous aider à y voir clair : pourquoi voulez-vous aborder ce thème, pourquoi est-il important pour vous ? Quel message voulez-vous faire passer ?

Une fois que vous aurez éclairci vos motivations, vous pouvez vous attarder sur le « comment » : comment voulez-vous aborder ce thème ? Si par exemple vous voulez aborder le thème de la protection de l’environnement, vous ne le ferez pas de la même manière si vous voulez écrire un roman fantasy, steampunk, de science-fiction, psychologique ou même policier ! Si vous choisissez d’écrire un polar, il vous faudra une victime, un coupable, une enquête, si c’est un roman fantasy, ce sera plutôt une quête, etc.

Laissez mûrir les choses… mais pas trop longtemps ! Quand j’entame l’écriture d’un nouveau roman, je fais mariner les éléments un certain temps, pour que ça se décante. Malgré moi, j’y pense en conduisant, en me promenant, en dormant aussi ! Votre cervelle d’écrivain va associer les pièces de puzzle sans que vous n’y preniez garde et la lumière se fera au moment où vous vous y attendez le moins.

Au début, des idées en vrac…

Cela dit, ne procrastinez pas non plus : lancez-vous même si tout n’est pas mûr ou abouti. Si les conseils de construction et autres vous bloquent, libérez-vous de la structure. Commencez par écrire, ensuite vous retravaillerez votre matière, ce sera peut-être plus facile à structurer une fois que vous aurez écris.

Gardez à l’esprit que tout ce que vous allez écrire ne restera pas forcément dans votre roman : les biographies, les réflexions sur le thème, etc. Pour ma romance sur la Bretagne médiévale, j’ai par exemple écrit plusieurs pages sur le début de la guerre de succession de Bretagne alors que mon intrigue commence à la fin de cette dernière. Ces pages ne paraîtront jamais, mais j’avais besoin de les écrire pour m’approprier les tenants et les aboutissants, de poser l’histoire des parents de mes héros…

Faire parler ses personnages et travailler sur son thème sont deux techniques que j’utilise très régulièrement quand je commence l’écriture d’un roman. Ce ne sont pas les seules. Vous pouvez par exemple lire cet article qui explique la technique des post-it. Si vous en avez d’autres, partagez-les en commentaires !

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