Tonio Kröger / Thomas MANN

Car le bonheur n’est pas d’être aimé : il n’y a qu’une satisfaction de vanité mêlée de dégout. Le bonheur est d’aimer et peut-être d’attraper ça et là de petits instants où l’on a l’illusion d’être proche de la personne aimée. Il suivit le chemin qu’il devait suivre (…) et s’il fit fausse route, c’est…Lire la suiteTonio Kröger / Thomas MANN

Siddartha / Hermann HESSE

Tout cela ne semblait pas mériter un de ses regards, tout mentait, tout sentait le mal, tout sentait le mensonge, tout n’était que feintes : la raison, le bonheur et la beauté, tout n’était qu’une décomposition cachée. Le monde avait un goût bien amer et la vie n’était qu’une torture. Un but, un seul se…Lire la suiteSiddartha / Hermann HESSE

Courts-métrages parisiens

Mes souvenirs sont comme des courts métrages. Je me rappelle souvent une soirée d’hiver, au terme d’une journée d’errance et d’attente. Juste quelques images, des bruits, des odeurs qui se surimposent les unes aux autres, presque malgré moi. Je me souviens de mon pas tranquille qui martèle le pavé inégal de Paris, parfois recouvert de…Lire la suiteCourts-métrages parisiens

Ô moi ! ô la vie ! / Walt WHITMAN

J’ai découvert ce poète américain comme beaucoup d’adolescents de mon âgé, grâce au (cultissime) film de Peter Weir, Le Cercle des Poètes Disparus. Il est sorti en 1989 (j’avais 14 ans… et je pleure toujours à la fin !). C’est sans doute devenu sa strophe la plus connue depuis, mais il y en a d’autres…Lire la suiteÔ moi ! ô la vie ! / Walt WHITMAN

Les frères Karamazov / Fédor DOSTOIEVSKI

Mais remerciez le Créateur de vous avoir donné un coeur élevé, capable d’éprouver un tel tourment, de méditer sur les choses célestes et de les rechercher, car notre demeure est aux cieux. Il s’agissait précisément d’avoir quelqu’un « d’autre », familier de longue date et amical, pour pouvoir l’appeler dans un moment d’angoisse uniquement pour voir son…Lire la suiteLes frères Karamazov / Fédor DOSTOIEVSKI

Sans (cent ?) correspondant

C’est curieux, contrairement à beaucoup, semble-t-il, j’ai du mal à écrire « dans le vide » ou, si l’on préfère, gratuitement. Il me faut un interlocuteur, un destinataire : un correspondant, des lecteurs, des internautes… peu importe. Mais tracer des mots pour moi seule n’a aucun sens à mes yeux. Ils vous sembleront bien insipides, voire inintéressants…Lire la suiteSans (cent ?) correspondant

Correspondance

Correspondance : nom féminin 1. Rapport de conformité, d’analogie, de symétrie. 2. Echange régulier de lettres entre deux personnes. J’aime l’ambivalence du mot : correspondre = se correspondre ?Lire la suiteCorrespondance

Lambeaux / Charles JULIET

Un livre admirable, dont la lecture a accompagné un séjour à Belle-Île. Je me souviens encore de l’impression à la fois dérangeante et magnifique d’avoir le sentiment de me lire à travers ce livre, de me comprendre en lisant les phrases. Comme écrites pour moi, écrites pour me traduire en mots ce que je ressentais.…Lire la suiteLambeaux / Charles JULIET

Ecrit tue rage

Comme il parait que « le manuscrit par la Poste », ça marche, je continue à envoyer, de temps à autre mon roman chez quelques éditeurs (un ou deux par mois, pas plus, parce que, mine de rien, ça pèse lourd, mon bazar). Pendant ce temps-là, j’apprends que ledit roman, envoyé « pour voir » au Concours international littéraire…Lire la suiteEcrit tue rage

Lettres à un jeune poète / Rainer Maria RILKE

Personne ne peut vous conseiller ni vous aider, personne. Il n’est qu’un seul moyen. Rentrez en vous-même. Cherchez la raison qui, au fond, vous commande d’écrire (…) reconnaissez-le face à vous-même : vous faudrait-il mourir s’il vous était interdit d’écrire ? (et si c’est oui) alors construisez votre vie selon cette nécessité ; votre vie…Lire la suiteLettres à un jeune poète / Rainer Maria RILKE