tired female student lying on book in library

Savoir lâcher prise : faire une pause d’écriture

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Parfois, l’envie d’écrire n’est pas là, même en se forçant un peu. Ce peut être le symptôme d’une grande fatigue et le signal d’alarme qu’il faut lâcher prise. Faire une pause d’écriture est souvent salvateur, même si ça impose de fait de revoir ses échéances. Dans ce billet, j’évoque avec vous ma décision du mois et pourquoi mettre l’écriture en pause s’est révélé positif à tous points de vue.

Je n’avais pas du tout prévu d’écrire le billet de la semaine sur ce thème. Il s’est imposé de lui-même : le sujet que je devais traiter ne m’inspirait pas ! En vérité, je n’avais même pas envie d’écrire du tout😟. Au début, j’ai pensé que je n’allais tout simplement pas publier cette semaine. Ce n’est pas très grave en soi s’il manque un billet de temps en temps.

Et puis, en gagnant mon lit (d’où j’écris ce billet 🛌), j’ai eu envie de rédiger un petit mot sur cette « non-envie ». Parce qu’elle vous arrive peut-être aussi et qu’il faut savoir l’accepter pour avancer.

Une pause d’écriture parce qu’on n’arrive plus à écrire

Cette absence d’envie de rédiger sur le blog fait écho à l’incapacité à écrire mon premier jet. En effet, j’avais prévu, en avril, de faire le Camp Nanowrimo. Je voulais en profiter pour élaborer le brouillon de mon Roman 8. Objectif : 50 000 mots💫.

Mais rien ne s’est passé comme prévu. Déjà, j’ai beaucoup procrastiné pour m’y mettre. Je trainais à relire mon plan an, redoutant qu’il soit tout à revoir (je n’y avais pas retouché depuis décembre). Finalement, je m’y suis mise (et mon plan n’est pas trop mal 😁). Alors je me suis effectivement lancée dans l’écriture, prête à jeter sur le papier mes 1667 mots par jour.

😱Mais j’ai aligné à grand peine 600 mots le premier jour, à peine autant le deuxième et tutti quanti la première semaine. Là où d’ordinaire j’étais régulière, j’ai cumulé plusieurs jours sans écrire. Je me mettais bien devant mon ordinateur, pas forcément au moment prévu, mais j’y allais. Mais impossible d’écrire plus. Et c’était laborieux, poussif, presque insatisfaisant. Au bout de dix jours, j’ai jeté l’éponge : je ne terminerai pas le Nanowrimo d’avril cette année.

faire une pause d'écriture nanowrimo
Mon NaNoWriMo d’avril… Le graphique est assez parlant de lui-même 😄.

La cause : on a le cerveau en bouillie

Je me suis posée et j’ai essayé de comprendre d’où ça venait. J’avais pourtant planifié des séances d’écriture dans la journée, mon plan était prêt et j’ai envie de raconter cette histoire qui (je pense) va vous plaire.

Oui, mais voilà : je n’ai pas anticipé mon état de fatigue. 😩 Comme je vous le disais lors du bilan du mois dernier, mars a été très chargé au niveau rédaction. En réalité, et même si j’avais dit que je lèverai le pied, avril est en train de suivre le même rythme. Les commandes tombent (tant mieux pour mon CA ! 💸) et mon planning de rédaction est déjà plein ou presque jusqu’à la fin du mois.

J’ai déjà annulé quelques créneaux de randonnée pour pouvoir tenir mes échéances, mais j’ai retenu quand même la leçon du mois dernier. Pas question de passer des journées entières sans sortir m’aérer les neurones.🥾

Cependant, même avec ces pauses salutaires, je finis souvent les journées avec le cerveau en bouillie et je me sens physiquement usée (plus que quand j’étais salariée !). Je m’installe bien devant mon manuscrit en me disant que c’est de l’écriture plaisir (et le pire, c’est que j’ai plein d’idées), mais la moindre phrase me demande des efforts inconnus jusqu’à présent et j’ai l’impression d’avoir la tête qui pèse deux tonnes.😴

En faisant un petit calcul rapide, je me suis rendu compte que je rédigeais déjà entre 4 et 6000 mots par jour pour mes clients ! Pas étonnant donc que mon cerveau soit complètement vide à la fin de la journée.

faire une pause d'écriture, un choix difficile mais important
Parfois, il faut savoir faire une pause d’écriture (photo Andrea Piacquadio).

Prendre les (bonnes) décisions

J’ai donc pris une décision : laisser tomber l’écriture du Roman 8 pour l’instant. Mon expérience m’a en effet appris deux choses :

  • ça ne sert à rien de se forcer à écrire, en tout cas lorsqu’il ne s’agit pas de simple procrastination (sinon, ça vaut le coup de se mettre un petit coup de pied au 🍑) ;
  • il faut savoir s’arrêter au bon moment et se reposer, surtout quand on a déjà passé la journée à écrire.

Rassurez-vous, je n’abandonne pas l’écriture de fiction et celle de Roman 8 pour autant ! Au contraire, en bonne organisatrice que je suis, je vais ajuster mon plan de bataille. ⚔ Mon problème actuel, c’est que je dois rédiger beaucoup d’articles pour atteindre mon objectif de CA. En effet, mon plus gros client m’assure beaucoup de volume chaque mois, mais à un tarif peu avantageux pour moi.

L’objectif est donc d’avoir plus de clients (ce qui permet aussi de ne pas dépendre du même) et à des tarifs plus intéressants. En étant mieux rémunérée, je pourrais passer moins de temps à rédiger des articles clients, afin de libérer du temps pour écrire mes romans. Cela ne se fera pas en quelques semaines, même si j’ai des pistes très sérieuses 😊.

Voilà pour ce billet un peu particulier en forme de confession sur la nécessité de faire une pause d’écriture. Peut-être que certains d’entre vous sont dans des cas similaires. En tout cas, le fait de ne plus me mettre la pression pour le premier jet de mon roman m’a déjà allégé l’esprit (et ça, c’est plutôt pas mal). Est-ce que ça vous arrive d’être trop fatigué pour écrire ? Quelles sont vos astuces pour y remédier ? On en parle en commentaires !


Commentaires

Une réponse à “Savoir lâcher prise : faire une pause d’écriture”

  1. […] donc décidé de ne pas m’user la santé et j’ai reporté l’écriture à plus tard. Je vise mai, si les collaborations avec les nouveaux clients se concrétisent et me permettent de […]

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