Comment utiliser la trame narrative pour écrire un roman ou un article ?

La trame narrative, aussi appelée schéma narratif, est un outil utilisé par les auteurs de fictions, vous vous en doutez bien. Ce que vous imaginez peut-être moins, c’est qu’elle sert aussi pour la rédaction d’articles, notamment dans le cadre de ce qu’on appelle le storytelling. Mais d’abord, c’est quoi une trame narrative ? Comment l’utiliser ? Dans quel cadre ?

Trame narrative, schéma narratif : définition

La trame, au sens premier, désigne l’entrecroisement des fils sur le métier à tisser, afin de constituer une toile, un canevas. Là-dessus, on va broder, coudre, découper… La métaphore n’est pas anodine : la trame narrative, c’est la base du récit comme c’est la base d’un tissu.

Dans un récit, la trame désigne l’ensemble des événements qui vont survenir et structurer l’histoire. Le schéma narratif se déroule en général en 5 étapes.

La situation initiale

🏝 C’est le monde du départ, le « normal ». Vous allez y décrire les lieux, les personnages, les enjeux de l’histoire. Dans le roman, c’est la phase d’exposition. La situation initiale peut être idéale ou au contraire être très dégradée, mais sans que personne ne sache comment la changer.

En storytelling, c’est le moment où on met en place la marque et son environnement.

L’élément perturbateur

Il s’agit d’un événement qui, comme son nom l’indique, perturbe le monde normal. C’est aussi ce qui déclenche l’action du héros, parce que son monde normal est en danger, voire anéanti, ou simplement bousculé. Attention, ça ne s’applique pas seulement aux romans catastrophes, policiers, fantasy ou épiques. Dans un roman sentimental, le monde normal du héros peut être modifié par l’arrivée d’une femme pour qui il a un coup de foudre. Ou la femme qu’il doit épouser décède brusquement, le quitte pour un autre, etc.

🤬Cela dit, l’élément perturbateur doit être suffisamment fort pour faire vaciller le personnage principal du roman : ça ne doit pas être juste une petite contrariété, un moment désagréable ou une remise en question ponctuelle. Non : votre héros ou héroïne n’a pas le choix, il ou elle doit agir.

En storytelling, l’élément perturbateur peut résider dans un aspect de l’histoire de la marque qui a contribué à forger son identité.

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Photo by Lum3n on Pexels.com

Le déroulement de l’action

🐎C’est la plus grosse partie de l’histoire : les péripéties, les retournements, les revirements de situation. De nombreux théoriciens de la narration ont décortiqué ce qui pouvait se passer dans ce laps de temps qui suit le passage à l’acte du héros. On parle souvent de quête, mais il ne faut pas prendre, là encore, ce mot au sens propre dans un univers fantasy ou fantastique. La quête, ça peut être de trouver l’amour, la paix intérieure ou comment réparer le vaisseau spatial pour retourner sur sa planète d’origine.

En storytelling, c’est le moment de raconter les péripéties de la marque ou de l’entreprise : sa création, sa fusion avec telle autre, son achat ou sa vente par un grand groupe, un projet innovant qui a fait le buzz…

Le dénouement

🗡Ce n’est pas encore la fin de l’histoire, mais son point culminant. Dans les histoires de fantasy ou de science-fiction, c’est l’affrontement final, là où le héros remporte la victoire (ou pas !). Dans un roman sentimental, c’est le moment où le héros avoue ses sentiments ou celui où ils finissent au lit🙄.

En storytelling, le dénouement pourrait être la façon dont la marque a relevé un défi majeur au cours de son histoire ou a rebondi après un échec.

La situation finale

C’est le retour au monde normal : soit on revient à celui du début, sauf que le déroulement de l’histoire a forcément changé le héros et les autres personnages, soit on arrive dans un nouveau monde normal. Ce dernier peut aussi être pire que celui du départ (les happy end ne sont pas obligatoires !).

En storytelling, la situation finale est celle de la marque aujourd’hui, au moment où le lecteur prend connaissance du texte.

Comment utiliser la trame narrative ?

La trame narrative dans un roman

Je suis sûre que vous avez déjà croisé ces notions quelque part, ne serait-ce qu’à l’école en cours de littérature 😄. Encore faut-il savoir comment les utiliser.

D’abord, la trame narrative est un outil. Elle n’est donc pas tout et ne suffit pas à elle seule à faire un bon roman. Elle permet de construire les bases et guide l’écriture, mais ce n’est pas non plus un passage obligé.

woman writing on a notebook beside teacup and tablet computer
Photo by Tirachard Kumtanom on Pexels.com

Cependant, même si vous ne rédigez pas de plan avant de commencer l’écriture de votre histoire, je trouve que c’est bien d’avoir ces phases en tête. Vous ne pouvez pas lancer votre héros dans sa quête sans décrire son monde normal et ce qui déclenche cette quête : le lecteur ne comprendrait pas pourquoi c’est si important pour lui et ce qu’il a perdu. Par contre, vous pouvez tout à fait commencer par l’élément perturbateur, pour plonger le lecteur directement dans le vif du sujet, puis revenir par la suite sur le monde normal.

Vous ne pouvez pas non plus avoir une situation finale inchangée par rapport à la situation initiale, car ça voudrait dire que le héros n’a pas été touché par tout ce qu’il a traversé : ce n’est ni intéressant pour le lecteur, ni crédible.

Le schéma narratif en storytelling

La trame narrative, en storytelling, peut aussi servir à poser les grandes bases de l’histoire de la marque, voire de son référentiel de communication. Je pense toujours à ces publicités radio d’un célèbre supermarché breton qui mettait ses promotions en scène à travers les conversation de différents membres d’une famille : le papa, la maman, les enfants d’abord petits, puis ados, puis adultes, avec la mamie, la belle-mère… Les différents spots posaient les caractères de chacun des personnages et racontaient une véritable histoire. À tel point qu’on en oubliait parfois la promo en elle-même ! 😂

Bien évidemment, un tel schéma n’est pas utilisable pour tous les textes d’une entreprise. Ils s’appliquent surtout aux pages de site comme les « à propos », les histoires de marque ou un portrait. Il ne faut pas oublier non plus que le storytelling ne se cantonne pas aux articles ou au pages : c’est aussi tout un univers de mots qu’il faut créer et qui doit être cohérent avec la marque.

La trame narrative est donc un outil très puissant… mais ça reste un outil. L’utilisez-vous dans vos textes, qu’il s’agisse de fiction ou d’articles ? Qu’en pensez-vous ? Si vous avez des questions supplémentaires ou des remarques, partagez-les en commentaires !

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