Soulages et le noir de la lumière

Les puristes conseillent de ne visiter un musée que pour deux ou trois œuvres dont on sait qu’elles s’y trouvent. Et de snober toutes les autres en attendant de tomber sur celle qu’on cherche. C’est compter sans le hasard. Sans l’émerveillement de l’œil, le choc d’un tableau croisé au détour d’une salle à priori anodine.…Lire la suiteSoulages et le noir de la lumière

Inachevés

On ne termine jamais vraiment les choses ; c’est leur côté inachevé qui les rend d’ailleurs souvent intéressantes, vivantes. Le fini statique effraie par son irrémédiabilité. C’est comme ces villes qu’on visite des dizaines de fois sans jamais en être blasé, parce qu’il y a toujours du neuf, du différent. Et parce que l’oeil qu’on…Lire la suiteInachevés

Tableau verbal d’un nu

Juste un souffle, au départ ; même pas un effleurement. Juste l’esquisse du geste, l’esquisse de l’apposition de la main sur la peau nue. Même pas une caresse. A peine un frôlement. Surtout, ne pas toucher ! Les doigts suivent la courbure d’une épaule, la rondeur incurvée d’une nuque, à un centimètre de l’épiderme, comme…Lire la suiteTableau verbal d’un nu

Quand Mozart me met hors du monde…

Sortie de l’opéra, à l’approche de minuit – dixit l’horloge du beffroi de l’hôtel de ville. Je suis euphorique et en même temps j’ai envie de pleurer. Dès les premières mesures du Nozze di Figaro de Mozart, j’étais émue… Je les ai tellement écoutées que de les entendre, là, « pour de vrai », résonner sous la…Lire la suiteQuand Mozart me met hors du monde…

Des colombes et des cloches

J’ai déménagé. C’est juste un petit village ratatiné au pied d’un clocher pourvu de quatre clochetons. Trois lumières palotes : le halo de trois réverbères d’éclairage public perdu dans un brouillard de janvier. Et la présence irréelle d’une étoile de Noël en face de la fenêtre de la chambre à coucher. Juste un petit village,…Lire la suiteDes colombes et des cloches

Soliloque pour un absent

… Et tu es là. Comme une ombre. J’ai beau masquer les fenêtres, cacher le soleil, la lumière du jour, tu restes. Me rendre aveugle, ne plus voir ton fantôme. Avoir le courage de t’oublier, te ranger dans la pochette à souvenirs. Te vouer au passé, regarder l’avenir. Mais tu es trop présent. Ce n’est…Lire la suiteSoliloque pour un absent

Rêver son réel, réaliser ses rêves

Je reste sur mes ressentis du jour, ni tempérés par la relecture, ni sublimés par le recul. Juste la sensation délicieuse d’un badinage agréable, soie légère, dentelle délicate, mousseline vaporeuse. J’y ajoute l’odeur mouillée d’un thé vert, le parfum ambré sur fond de miel d’un bâton d’encens, la lueur indirecte de la lampe de bureau,…Lire la suiteRêver son réel, réaliser ses rêves

C’est sensuel, l’écriture…

Le message électronique est comme une lettre. On ne dira pas que dans l’écriture, le support importe peu, je sais que ce n’est pas vrai : on est souvent moins indulgent avec ce qu’on écrit directement sur un fichier qu’avec ce qu’on rédige à la main. Mais, la plupart du temps, mes messages électroniques ne…Lire la suiteC’est sensuel, l’écriture…

La pochette bleue

Publié le 3 novembre 2003 C’est une pochette en plastique toute simple. Bleue avec des élastiques jaunes. Une malle à souvenirs. Un carnet de route dont les pages non numérotées se mélangent au hasard des « voyages » – des sorties qui, pour la plupart, ne m’ont physiquement pas fait faire plus de trente kilomètres. Mais qui…Lire la suiteLa pochette bleue

Orages d’hiver (divers)

Vision féérique saisie au hasard à la porte de chez moi : le soleil se couchait derrière la maison voisine et flambait tout l’arrière de la bâtisse d’un rose doré quasi iréel. A l’opposé, la lumière tombante dorait les murs, comme si l’on avait posé un filtre orangé sur les choses. Et la lumière du…Lire la suiteOrages d’hiver (divers)