La pochette bleue

Publié le 3 novembre 2003 C’est une pochette en plastique toute simple. Bleue avec des élastiques jaunes. Une malle à souvenirs. Un carnet de route dont les pages non numérotées se mélangent au hasard des « voyages » – des sorties qui, pour la plupart, ne m’ont physiquement pas fait faire plus de trente kilomètres. Mais qui…Lire la suiteLa pochette bleue

Orages d’hiver (divers)

Vision féérique saisie au hasard à la porte de chez moi : le soleil se couchait derrière la maison voisine et flambait tout l’arrière de la bâtisse d’un rose doré quasi iréel. A l’opposé, la lumière tombante dorait les murs, comme si l’on avait posé un filtre orangé sur les choses. Et la lumière du…Lire la suiteOrages d’hiver (divers)

Etre un livre

octobre 2003 Être un livre, pour qu’on me tienne à bout de bras, qu’on m’effleure en tournant mes pages, qu’on me dévore des yeux en essayant de me déchiffrer, m’interpréter, me traduire. Être le livre auprès duquel on se réfugie quand on va mal, celui qu’on aime reprendre quand on va bien. Être un livre…Lire la suiteEtre un livre

Les carnets de Malte Laurids Brigge / Rainer Maria RILKE

LE livre qui a tout changé et qui marque le début de mon « éveil », après quelques années de léthargie artistique… Au même rang que Lambeaux de Charles Juliet, c’est mon livre-refuge, celui que je peux relire sans m’en lasser et en m’émerveillant toujours de ses pages… La dernière citation ouvre mon roman Oraison pour un…Lire la suiteLes carnets de Malte Laurids Brigge / Rainer Maria RILKE

Là-bas / Joris-Karl HUYSMANS

Maintenant, chaque médecin se spécialise ; les oculistes ne voient que les yeux et pour les guérir ils empoisonnent tranquillement le corps. L’assouvissement de l’après justifiait l’inappétence de l’avant. Etait-ce donc possible d’avoir tant désiré une femme pour en venir là ! Il l’avait exhaussée dans ses transports, il avait rêvé dans ses prunelles il…Lire la suiteLà-bas / Joris-Karl HUYSMANS

Images en mots de Paris

Comme souvent, les mots se bousculent à la pointe de ma plume, sans doute parce qu’il y a longtemps (quelques jours !) que je n’ai pas écrit, sauf dans ma tête… L’orange lumineux qui embrase le paysage par la fenêtre de mon bureau me fait irrésistiblement penser, Dieu sait pourquoi, à mon escapade à Paris.…Lire la suiteImages en mots de Paris

Le mort du train

Le ciel est d’une noirceur de tombeau ce soir… Je n’arrive pas à me débarasser de la désagréable sensation de mort que je traîne depuis l’accident du train vendredi. La locomotive a percuté quelqu’un qui s’est jeté sur la voie dans une gare. Il paraît que ça arrive souvent… C’est comme si l’Ankou s’était accrochée…Lire la suiteLe mort du train

L’art de l’écrire

Retrouver mon plume préféré, comme un vieil ami fidèle qui ne me déçoit jamais… L’écriture est quelque chose d’étrange pour moi. C’est un processus créatif qui m’interroge. Pourquoi ai-je envie d’écrire parfois, envie et même besoin, même quand je n’ai rien à dire, rien à écrire ? Je comprends bien les peintres, les sculpteurs qui…Lire la suiteL’art de l’écrire

L’amant de Lady Chatterley / DH LAWRENCE

Je viens de finir hier soir ce roman de DH Lawrence. Il y a quelque chose de beau dans la fin de cette histoire : la transfiguration du garde-chasse. Tout au long du livre, c’est un homme désabusé, désenchanté, qui ne croit plus à rien et qui survit plus qu’autre chose… POurtant, c’est lui qui…Lire la suiteL’amant de Lady Chatterley / DH LAWRENCE

L’espace du dehors

Tes dehors Fugaces Me dévorent Et m’embrassent Toujours, chaque jour, encore. Tu terrasses ou endors Tes trésors ou tes grâces Ces sens que tu abhorres Ces émotions qui t’encrassent Pour arriver sans remords, déjà mort Là où tu trépasses. Mais quoi ! Renie tes traces de mort Change d’espace, change de dehors. Les morts n’ont…Lire la suiteL’espace du dehors