Le Sang des Lumières : résumé, extraits et… premiers chapitres

Le Sang des Lumières : résumé, extraits et… premiers chapitres

Mon dernier roman, Le Sang des Lumières, sort le vendredi 26 octobre. Pendant tout le mois, je vous propose de découvrir petit à petit ce roman historique qui raconte la suite des aventures d’Éléonore, l’héroïne du Vent des Lumières. La semaine dernière, vous avez découvert la couverture, cette semaine, place au texte : le résumé, des extraits et un cadeau juste pour vous : les premiers chapitres.

Le résumé

Voici le résumé du roman, qui sera sur la page des sites de ventes. Qu’en pensez-vous ? J’espère qu’il vous donne envie de lire le livre !

1789. Alors qu’elle s’apprête à mettre les voiles pour l’Amérique avec son mari et ses enfants, Éléonore, l’aristocrate indisciplinée amie du roi et de Beaumarchais, est emportée malgré elle dans le tourbillon de la Révolution française : la prise de la Bastille, la chute des Tuileries, la mort de Louis XVI, la Terreur… Elle risque de tout perdre : sa fortune, sa liberté, mais aussi l’homme qu’elle aime, ses enfants et jusqu’à sa propre vie. Mais si elle n’est pas femme à se soumettre aux événements implacables de l’Histoire, pourra-t-elle traverser la Révolution sans y laisser l’essentiel ?
Dans ce siècle des Lumières qui se termine dans le sang et dans lequel elle ne se reconnaît plus, la fière Éléonore devra lutter pour survivre et ne pas tomber dans la déchéance la plus sordide. Parviendra-t-elle enfin à partir pour les Amériques où les hommes et les femmes sont libres et dont elle rêve depuis son enfance ?
Retrouvez les personnages du Vent des Lumières dans cette grande fresque historique entre la France et Saint-Domingue, avec la Révolution en toile de fond.
Comme dans Le Vent des Lumières, Éléonore nous permet de traverser une époque et de côtoyer les personnages historiques qui ont fait la Révolution : Louis XVI, La Fayette, Robespierre, Babeuf, Napoléon… Plus sombre que le premier tome, ce roman fait néanmoins la part belle à l’émotion en décrivant le parcours d’une femme ébranlée dans ses convictions les plus profondes. Difficile de sortir indemne d’une époque marquée par la violence et la misère, mais à laquelle on doit cependant des progrès économiques, politiques et scientifiques sans précédent.

Des extraits

Cette semaine, je vous ai donc posté sur ma page Facebook des extraits de chacune des trois époques qui composent ce roman. Les titres des parties sont une variation autour du mot « sang », assez représentatif de l’époque révolutionnaire. Même si elle n’a pas été aussi sombre que l’imagerie populaire tend à le représenter, elle a quand même été traversée par des périodes de violences et de répression. Trois parties, trois époques, qui correspondent aussi aux trois grandes périodes de la Révolution : l’Assemblée Nationale constituante puis législative, la Convention et enfin le Directoire. Éléonore va traverser ces trois époques, qui vont peser sur son histoire personnelle comme elles ont bouleversé l’Histoire de France…

Première époque : Le sang de la Bastille (1789-1791)

La prise de la bastille (image tirée du film La Révolution Française de Robert Enrico.

La première partie et couvre les années 1789 à 1791, de la prise de la Bastille à l’adoption de la première Constitution. Éléonore est sur le point de s’embarquer pour les Amériques avec Olivier et ses enfants, mais tout ne se passe pas comme prévu…

Elle était terriblement déçue et Beaumarchais s’en émut, touché par son air désolé. Il lui tendit sa tasse de café qui refroidissait sur la desserte.
— Le printemps sera bientôt là, dit-il doucement. Vous avez connu des attentes plus longues.
Éléonore leva vers lui un regard humide qui accentuait sa fragilité. Elle savait qu’il avait raison et que, de toute façon, sa tristesse ne le ferait pas revenir plus tôt.
— Je ne sais pas ce qui me contrarie le plus, murmura-t-elle. Qu’Olivier ne soit pas là ou bien que je doive l’attendre ici à ne rien faire… Non, c’est ça qui m’énerve, en réalité, Pierre-Augustin : ne rien faire. Depuis le début des États Généraux, il ne se passe rien !
Cette fois, Beaumarchais partit d’un grand rire sonore.
— Il ne se passe rien ? Vous en avez de bonnes ! La Bastille n’est plus qu’un tas de pierres fumantes, le roi et la reine sont quasi-prisonniers à Paris, Versailles est un palais fantôme, l’Église est en train d’être dépossédée de ses biens… et il ne se passe rien ? Tudieu, Éléonore, nous sommes déjà en pleine Révolution, que vous faut-il d’autre ? La guerre ?
(chapitre 8)

Deuxième époque : Le sang du Roi (1792-1794)

Ces années sont peut-être les plus sanglantes de la Révolution. La chute des Tuileries emporte avec elle la monarchie et la vie d’Éléonore bascule, tandis que le royaume sombre dans la Terreur orchestrée par les factions les plus extrémistes. Robespierre va entrer en scène…

La tête en ébullition, Éléonore réfléchissait à toute vitesse. La porte principale était scellée, mais il existait des entrées secondaires dont la police ignorait peut-être l’existence. Vivement, elle fit le tour par la place Royale et dénicha la petite porte qui donnait à l’arrière de l’orangerie de l’hôtel de Sully. Elle vérifia que personne ne la voyait et plongea sa main dans une anfractuosité du mur, là où ses gens avaient l’habitude de cacher la clé.
Éléonore esquissa un sourire victorieux en sentant le métal froid du passepartout sous ses doigts. La porte s’ouvrit sans difficultés et elle pénétra dans le bâtiment où elle avait installé son cabinet de travail et dans lequel elle gardait toujours une cassette avec de l’or. Mais lorsqu’elle entra dans la première antichambre, elle laissa échapper un cri de stupeur et de rage.
La pièce était vide. Entièrement vide.
— Les chiens ! Les rats !
La poitrine serrée par un lourd pressentiment, elle parcourut les pièces en enfilade, le cœur en tempête : tout était parti. Le mobilier, les tapis, les bibelots, les vêtements, tout avait été emporté, sans doute pour être vendu, jusqu’à la vaisselle dans l’office. Elle n’avait plus rien, que des murs inutiles et des meubles abandonnés çà et là, brisés et donc invendables. Lorsqu’elle pénétra dans les chambres des enfants, elles aussi vidées de leur contenu, elle tomba à genoux sur le parquet précieux et plongea sa tête dans ses mains, submergée par le désespoir.
Ils lui avaient tout pris ! Elle n’avait plus rien, même ce qu’elle portait sur elle ne lui appartenait pas. Plus que la perte matérielle, elle se sentait dépossédée de son passé, de tout ce qui comptait pour elle. Tellement de souvenirs s’accrochaient à cet hôtel, offert par son premier mari en cadeau de mariage. Sébastien de Flogeac, Olivier de La Ferrière, tous les deux lui avaient donné un bonheur sans nom entre ces murs !
(chapitre 20)

Troisième époque : Le sang de la République (1794-1799)

Après la Convention vient le Directoire, époque marquée à la fois par l’insouciance en réaction à la Terreur et par les campagnes militaires menées par Napoléon Bonaparte. Éléonore a subi de plein fouet les horreurs de la Révolution et a du mal à sortir indemne de tant de tourments. La vie n’a pas fini de l’éprouver jusque dans sa chair et au plus profond d’elle-même…

Malgré elle, elle pensait à Olivier, à ses enfants, à son frère qui voulait reconstruire sa vie outre-Atlantique après avoir tout perdu en Bretagne. Keroman rayé de la carte, c’était comme si leur père était mort une deuxième fois. Comme il lui semblait loin, le temps où Olivier et elle projetaient d’acheter des terres en Virginie pour s’y installer ! C’était à l’aube des États Généraux, son fils Vincent n’avait que quelques jours, Olivier l’aimait encore et le peuple français mettait tous ses espoirs dans la réunion des députés salle des Menus-Plaisirs.
La Révolution était passée là-dessus comme une tempête infernale, détruisant tout sur son passage, les vies comme les maisons, les illusions comme les espoirs, décimant des familles entières et jusqu’aux bases même de la société. De ce champ de ruines, on relevait péniblement de quoi bâtir un monde nouveau, en oubliant que les hommes seraient toujours des hommes, pétris de défauts et d’incohérences, avides de pouvoir et d’argent.
(chapitre 35)

 

 

ça vous plait ? Vous en voulez encore plus ? Bon, d’accord, mais c’est bien parce que c’est vous…

C’est cadeau : les premiers chapitres !

Puisque vous insistez, j’ai décidé de vous livrer non pas un, ni deux, mais les trois premiers chapitres du roman ! J’espère que ça vous donnera envie de lire la suite. 🙂 Cliquez vite ici pour découvrir les trois premiers chapitres !

J’ai aussi décidé d’être encore plus généreuse avec les abonnés à mon infolettre. La semaine prochaine, tous les abonnés recevront encore plus de chapitres à lire ! Je ne sais pas encore combien, mais au moins 5 ou 6. Si vous n’êtes pas encore abonné, c’est le moment de le faire (tout se passe ici).

Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour découvrir des images en lien avec le roman et aussi la vidéo de présentation. Et n’oubliez pas d’être au rendez-vous le 26 octobre pour la sortie officielle. 🙂

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