Pourquoi j’utilise Scribbook pour écrire

Pourquoi j’utilise Scribbook pour écrire

Un billet un peu particulier pour vous parler de Scribbook, l’application web que j’utilise depuis quelques mois pour écrire. D’abord parce que j’ai envie de défendre ce projet que je suis (en utilisatrice, je précise) depuis quasiment son lancement et surtout parce que je ne peux plus m’en passer pour écrire mes romans.

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Au départ, je voulais même titrer « pourquoi Scribbook est mieux que Scrivener » mais ç’aurait été déloyal car je n’ai jamais testé Scrivener, pourtant considéré comme la rolls de l’écrivain. Cela dit, le créateur de Scribbook s’est inspiré des fonctionnalités de base du logiciel.

Comment je suis venue à Scribbook

Je m’interrogeais sur l’opportunité d’acheter Scrivener : décris comme le logiciel ultime pour tout écrivain par beaucoup de mes pairs, je me disais que ça pouvait être un investissement intéressant, notamment pour m’aider à structurer mes plans et mes premiers jets. Jusqu’à présent je travaillais, comme beaucoup de monde, avec un traitement de texte classique (Libre Office)… et des cahiers ! Par contre, comme j’ai la hantise de la sauvegarde, tous mes textes sont enregistrés en local ET en ligne (dans le « cloud » comme on dit). Surtout, j’ai la sauvegarde automatique : c’est à dire que lorsque je modifie mon fichier sur mon ordinateur, hop, c’est mis à jour sur le cloud sans que j’aie rien d’autre à faire. C’est super pratique pour travailler de n’importe où.

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Avec Scribbook je peux écrire sur la terrasse 🙂

Car là est le gros défaut de Scrivener à mes yeux (et qui m’a fait renoncer à l’achat) : il n’existe pas de mode « online ». Donc si je voulais bosser sur mon roman, je devais m’installer à mon ordinateur fixe dans mon bureau. Or, je deviens de plus en plus nomade (merci à l’homme de ma vie de me prêter gracieusement sa tablette Surface <3 ) et il était pour moi inconcevable d’être « condamnée » à n’écrire QUE dans mon bureau (j’aime écrire dans mon lit, sur la terrasse, dans le canapé, chez mes parents… bref n’importe où il y a du wifi d’accessible). Je me contentais donc de Libre Office avec la sauvegarde auto sur le cloud, mais l’utilisation dans le cadre de textes longs est limitée et fastidieuse, alors que sur des logiciels comme Scrivener, on peut manipuler chaque scène comme on veut (la déplacer, la mettre dans un coin, etc.).

Un jour, au gré d’une discussion dans le groupe du Mooc de Draftquest (vous savez, celui qui vous apprend à écrire des romans !), un auteur en herbe comme moi m’apprend qu’il a la même réticence à propos de Scrivener. Mais comme Jonathan est informaticien et qu’il aime autant bidouiller le code qu’écrire, il décide de bâtir SON Scrivener-mais-en-ligne. La version accessible depuis n’importe où (sous réserve d’accès internet évidemment). Il lance la version Alpha de la bête et propose à quelques draftquesteurs de venir tester. Ce que je m’empresse de faire.

Et là, le coup de foudre (pour l’application hein, pas pour Jonathan !). C’était exactement ce qu’il me fallait. Depuis, je ne la quitte plus : j’ai fait ma réécriture de Petite Mouette dessus, je suis en train de travailler le #ProjetBrocéliande dessus et je compte aussi m’en servir pour la suite du Vent des Lumières

Scribbook, c’est quoi ?

C’est une application web pour écrire. Elle s’utilise en ligne, mais avec des fonctionnalités supplémentaires, qui sont justement inspirées de Scrivener. Depuis la nouvelle mouture, il existe aussi un mode « offline », qui permet aussi de travailler sans être connecté.

Concrètement, l’application permet d’écrire chaque scène (ou chapitre, comme on veut) dans un fichier dépendant d’une même racine. On peut ranger les scènes dans autant de sous-dossiers qu’on veut (par chapitre, par partie…). Pas très différent de l’arborescence de windows, me direz-vous ? En effet, sauf que là, en un clic je peux compiler l’ensemble de mes scènes, chapitres et parties en un seul fichier (au lieu de faire du copier-coller). Je peux aussi bouger mes scènes comme je veux, même si pour l’instant je suis assez linéaire (j’ai un chapitre par fichier, en fait).

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Au niveau de l’écriture en soi, c’est une interface de saisie toute bête, avec juste ce qu’il faut de mise en forme : normal, italique, gras, quelques titres et c’est tout. Pour la mise en page soignée, il faudra exporter son roman dans un traitement de texte dont c’est le job. Par contre il y a dans Scribbook des petites choses intéressantes : un mode défi (on fixe le nombre de mots à taper, ou le temps à écrire et hop c’est parti) et aussi un mode sans distraction (qui enlève toutes les fioritures – peu nombreuses – du site).

Pourquoi c’est si bien ?

Cela fait quelques mois que je l’utilise quasi quotidiennement et je suis convaincue par cette application : le côté online est exactement ce dont j’ai besoin pour pouvoir écrire de n’importe où et j’ai aussi la souplesse d’une gestion des fichiers.

Comme il s’agit d’une version alpha (c’est à dire en phase de construction), il faut être indulgent sur les bugs qui peuvent arriver mais Jonathan est hyper réactif. L’avantage, c’est aussi qu’il tient compte de ce qu’on aimerait trouver dans l’appli pour l’améliorer. Elle devient graduellement un outil complet, puissant et fiable (Jonathan vous explique tout ici).

Ce que je veux saluer à travers cet article, c’est surtout l’investissement bénévole de Jonathan, qui nous fait partager cet outil super pratique. L’intérêt d’utiliser cette appli se double de l’intérêt de participer à la construction d’un projet : Jonathan est à l’écoute, échange avec nous et surtout, comme il est lui-même auteur, il sait ce dont on a besoin.

Si vous voulez essayer Scribbook, rendez-vous sur le site ici : www.scribbook.com

Et vous, si vous écrivez, vous utilisez quels outils ? Dites-moi tout en commentaires !

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6 réponses

  1. Merci pour cet article. Je me suis inscrite à la version Alpha.
    Je verrai bien.
    Bonne journée !

  2. jeankaczmarek dit :

    Hâte de voir la création de personnages et de lieux et voir leur intégration dans la timeline + le mode offline.

    Scrivener est trop complexe, ywriter un peu obsolète. J’utilise encore FocusWriter mais Scribbook devrait les remplacer tous.

  3. Tatord dit :

    Bonjour,
    il est tout à fait possible de synchroniser automatiquement vos projets Scrivener dans le cloud en taguant le répertoire les contenant comme étant à synchroniser par votre logiciel client cloud, dropbox par exemple.
    Cdlt

    • Absolument ! C’est ce que j’ai fait pendant un temps, d’ailleurs. Mais ça ne marche que si Scrivener est installé sur tous les ordis qu’on utilise (ce qui n’était pas mon cas alors). L’avantage de Scribbook c’est qu’on est sur une interface light, portable, sans installation, bref nomade. Ce qui n’enlève rien à la qualité de Scrivener, bien entendu 🙂

  4. […] J’utilise Scribbook pour écrire mon premier jet, faire mes corrections et mes restructurations (il y a un mode « carte » depuis la version bêta qui est vraiment pratique). Mon manuscrit est donc dans Scribbook jusqu’à la phase ultime de relecture. […]

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